Trésors de Kyoto
Trésors de Kyoto

De pôle en pôle, un monde qui disparaît

Jusqu'au 13 janvier 2019 -
Grilles du Jardin du Luxembourg // 

  • © Eric McNair-Landry
  • © Keith Heger
  • © Keith Heger
  • Une polynie est une ouverture dans la banquise, produite en général par une remontée de courant chaud. Dans les années 1980, 57 % de la banquise arctique était épaisse et survivait à la fonte estivale. De nos jours, environ 7 % de la glace de plusieurs années subsiste, accélérant la disparition de la couverture de glace en été d’ici à 2035.
©Sebastian Copeland
  •  Pôle Nord et Pôle Sud abritent chacun une faune différente: le manchot vit au le Pôle Sud  ; l’ours polaire au Nord. Aucun n’a jamais traversé l’équateur (excepté les pingouins des Galápagos). Les deux sont menacés par le réchauffement climatique et les activités humaines.
©Sebastian Copeland
  • Les 23 passagers de l’Ice Lady Patagonia représentant 13 nations se sont rassemblés pour dessiner un SOS. Réalisée pour Global Green USA en association avec John Quigley le 6 février 2006, cette image a été utilisée dans les médias du monde entier pour attirer l’attention sur les dangers que présente la fonte des glaces.
©Sebastian Copeland
  • La glace marine s’est constamment renouvelée dans l’océan arctique depuis 47 millions d’années  ; elle a recouvert sa surface pendant les trois derniers millions d’années, suivant les périodes de refroidissement du globe. Ces périodes se sont soudain inversées. Aujourd’hui la glace marine disparaît à une vitesse qui affole les scientifiques.
©Sebastian Copeland
  • Les icebergs se forment  lorsqu’ils  se détachent  des glaciers ou  des plateformes  de glace. Ces  dernières, véritables barrières  flottantes, ne contribuent  pas à  la montée  de l’océan  ; attachées  à  la côte, elles  ralentissent  l’avance  des glaciers qui eux  sont  soumis  à  la gravité  et avancent  en suivant  le sens  des pentes. Les barrières  de glace ont  pratiquement disparu  de l’Arctique. 
©Sebastian Copeland
  • La densité de l’eau augmente avec le froid.  Et l’eau salée est encore plus lourde. La combinaison de la masse et de la densité de l’eau autour des icebergs protège sa surface des perturbations du vent, ce qui explique les reflets proche de la perfection d’un miroir.
©Sebastian Copeland
  •  Faune et flore prospèrent loin de la présence humaine dans les zones côtières de l’Antarctique. En l’absence de populations indigènes, le Traité de Madrid, signé par 45 nations, a déclaré l’Antarctique «  réserve naturelle consacrée à la paix et à la science.  » Il a aussi édicté une charte du tourisme limitant l’introduction d’organismes étrangers sur le continent. Pourtant l’influence humaine n’est pas aux changements climatiques et océaniques.
©Sebastian Copeland
  • Témoin du changement climatique, l’ours polaire est sans conteste le plus puissant prédateur de l’Arctique. D’un poids pouvant excéder 700 kgs, c’est le plus grand carnivore terrestre. La réduction de la glace marine menace ses capacités de chasseur, et donc sa survie.
©Sebastian Copeland
  • La culture inuitrepose sur la chasse traditionnelle, avec des traîneaux à chiens en hiver et des embarcations l’été. Les périodes de fonte prolongées compromettent les déplacements en traineau, et les glaces flottantes sont redoutables pour les kayaks en peaux. Le peu d’offres d’emplois dans ces régions rend difficile d’accès la monnaie courante. Celle‐ci est pourtant nécessaire pour l’achat d’essence pour les engins de neige ou les bateaux à moteur. Pour un peuple habitué au troc, les conséquences sur leur culture sont redoutables.
©Sebastian Copeland
  •  Le sud du Groenland est réputé pour ses violentes tempêtes. Les vents se lèvent et un environnement calme devient le théâtre d’éléments déchaînés. Ici, des vents de 120 km/h se sont abattus durant sept jours sur les minces parois de nylon de la tente. La neige soufflée par le vent s’amasse sur les parois de la tente et doit être dégagée périodiquement avant de se transformer en glace.
©Sebastian Copeland

 

L’explorateur Sebastian Copeland nous lance un message d’alerte : le réchauffement climatique menace les régions polaires, et c’est une partie de notre planète qui disparaît jour après jour. Grâce à ses magnifiques photographies, le photographe nous fait découvrir ces territoires que nous connaissons très peu, mais que nous devons protéger. Avec la fonte des glaces, c’est tout un écosystème qui est menacé. Sur le long terme, c’est la Terre tout entière qui pourrait subir les conséquences de l’activité humaine, hautement polluante et nocive pour l’environnement, des 150 dernières années. Cet aventurier des temps modernes au destin extraordinaire - il voyage entre la France, les États-Unis et l’Afrique du Sud depuis son plus jeune âge - a parcouru à pied 8000 kilomètres pour découvrir le Groenland, l’Arctique et l’Antarctique. Amoureux de ce royaume de glace, le réalisateur engagé nous plonge, en 80 clichés à couper le souffle, dans un monde immaculé et quasi irréel, tant il irradie de beauté. Comme le rappelle Copeland : « la beauté est le lien qui nous unit avec la nature. Elle donne au cœur les arguments pour convaincre l’esprit de s’investir dans un programme d’action ».

Explorer and photographer Sebastian Copeland has travelled extensively in the coldest regions on earth : the Arctic and the Antarctic. Discover his photos !


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