Requiem pour les Barthélemy
Requiem pour les Barthélemy

Vidéo - Le Caravage à Rome, amis et ennemis au Musée Jacquemart-André

Jusqu'au 29 janvier 2019 -
Musée Jacquemart-André //

Le Caravage est à l’honneur du musée Jacquemart-André, cette figure emblématique du XVIIe siècle, qui va révolutionner l’histoire de la peinture italienne, par le réalisme de ses toiles et par son usage novateur du clair-obscur.

Ne vous étonnez pas de ne voir ici « que » 10 œuvres du Caravage, c’est déjà un exploit, car on ne compte aujourd’hui qu’une petite soixantaine d’œuvres authentifiées de l’artiste, et qu’elles se déplacent très rarement, étant donné leur immense format et leur placement de choix dans les églises italiennes. 7 de ces œuvres n’avaient d’ailleurs jamais été exposées en France. 10 toiles à peine, pour un budget d’exposition de plus d’un million et demi d’euros… Alors on les savoure. Rassurez-vous quand même, le musée a aussi prévu d’autres tableaux, notamment ceux de ses contemporains – le Cavalier d'Arpin qui l’accueillit dans son atelier en tant qu’artisan en 1595, Giovanni Baglione ou Ribera – amis ou rivaux, car on sait que Caravage avait un sacré tempérament qui ne lui valait pas que des amis… Ici on va revenir sur une période très précise de sa vie, la quinzaine années passées dans la ville éternelle de Rome.

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  • Vue de l'exposition Le Caravage à Rome, amis et ennemis - Musée Jacquemart-André
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  • Vue de l'exposition Le Caravage à Rome, amis et ennemis - Musée Jacquemart-André
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Michelangelo Merisi, dit Caravage n’avait qu’une crainte, être imité. Il cachait ses toiles dès qu’il le pouvait. Mais l’un de ses ennemis, Baglione, osa non seulement le copier, mais pire, le parodier en représentant notre artiste sous les traits de Lucifer… C’est ce qu’on va découvrir ici avec un face à face poignant entre leurs œuvres. Discussions enflammées, rixes, bagarres, injures et procès, notre homme à la réputation sulfureuse, ne cède sur rien. Il ira même jusqu’à assassiner son rival Ranuccio Tomassoni en 1606, ce qui lui valut une condamnation à mort par décapitation et un exil immédiat, qui ne le sauvera néanmoins pas longtemps puisqu’il mourra d’une maladie à peine 4 ans plus tard, à l’âge de 38 ans. On pourra d’ailleurs admirer ici son dernier chef-d'œuvre connu de la période romaine, "Le souper à Emmaüs", peint pendant son exil.

D’emblée, l’exposition nous donne le ton avec cette œuvre sanglante, d’un réalisme cru. La "Judith décapitant Holopherne" choque à l’époque. Ici Judith est une vraie femme, belle et triomphante, et non plus une icône, une allégorie de la justice. Autre caractéristique du Caravage, il peint d'après un modèle vivant, sans s’inspirer de l'antique. Cette Judith est d’ailleurs bien vivante, puisqu’il s’agit de la belle courtisane romaine qui était la compagne de Ranuccio Tomassoni, celui-là même que notre artiste assassina.

Notre coup de cœur va certainement au Joueur de luth, tout juste restauré et jamais présenté à Paris, sublime dans sa maîtrise parfaite des natures mortes, poires, prunes, lys aussi précis que charnels. Car elle est là, la révolution de cette œuvre, dans ce grain érotique, renforcé par l’attitude du jeune éphèbe, apologie de la beauté, des arts et des plaisirs. Les scènes de musique profanes étaient nées. Puis au fil du temps, notre artiste va mettre de côté tous les détails superflus et le principe du clair-obscur sera mis en place.

Terminez votre parcours sur ce que certains experts estiment encore être une énigme, ces deux Madeleines en regard l’une de l’autre. Si la Madeleine en extase convainc par sa puissance, l’autre étonne, déçoit peut-être un peu. Est-ce un vrai tableau du Caravage ou une nouvelle copie à afficher au palmarès des 8 déjà désattribuées ? Qui sait.

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