Trésors de Kyoto
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Vidéo - Miró au Grand Palais

Jusqu'au 4 février 2019 -
Grand Palais //

« Le bleu est la couleur de mes rêves » nous disait Miro tel un conteur de belles histoires. Avis aux détracteurs de son art, ceux qui le trouvent trop simple ou trop répétitif, nous on adore Miro et encore plus l’exposition qu’en propose le Grand Palais.

A la fois parce qu’on y voit du Miro, ses bleus, ses jaunes, ses rouges. Mais aussi parce qu’on redécouvre Miro, vraiment.

Ses toiles qui ne sont ni figuratives ni abstraites. Ses univers poétiques, oniriques, ses constellations nous invitent à un voyage inédit dans l’œuvre faussement enfantine, colorée et énigmatique, d’un peintre fasciné par le subconscient.

150 pièces, peintures, dessins, céramiques, sculptures venues du monde entier pour nous raconter 70 ans de création du célèbre artiste catalan.

Commençons par ce qu’on attend tous, cette pièce dédiée à ses trois bleus, réunis pour la première fois. Bleu 1, Bleu 2 et Bleu 3. Ce bleu qui représente le ciel mais nous évoque violemment la mer. Lui qui aimait tant créer face à la mer de Majorque. On y voit les couleurs primaires qui font sa signature, inspirées des vitraux de la cathédrale de Palma.

D'une apparente simplicité, ces toiles sont "l'aboutissement" de toutes ses expériences. Simplissimes en apparence, elles lui auront pris près d’un an, des esquisses à leur réalisation… Des œuvres de fin de vie débarrassées de tout l’inutile, réduites à l’essentiel. L’artiste n’a plus rien à prouver. Un trait, une tâche, un fond, une sorte de minimalisme qui nous replace au cœur du cosmos. Trois chefs d’œuvre qui entourent sa sculpture « Oiseau lunaire », magnifique d’épure elle aussi.

  • Vue de l'exposition Miro au Grand Palais - Paris 2018 (57)
  • Vue de l'exposition Miro au Grand Palais - Paris 2018 (58)
  • Vue de l'exposition Miro au Grand Palais - Paris 2018 (3)
  • Vue de l'exposition Miro au Grand Palais - Paris 2018 (5)
  • Vue de l'exposition Miro au Grand Palais - Paris 2018 (6)
  • Vue de l'exposition Miro au Grand Palais - Paris 2018 (7)
  • Vue de l'exposition Miro au Grand Palais - Paris 2018 (9)
  • Vue de l'exposition Miro au Grand Palais - Paris 2018 (10)
  • Vue de l'exposition Miro au Grand Palais - Paris 2018 (11)
  • Vue de l'exposition Miro au Grand Palais - Paris 2018 (12)
  • Vue de l'exposition Miro au Grand Palais - Paris 2018 (13)
  • Vue de l'exposition Miro au Grand Palais - Paris 2018 (15)
  • Vue de l'exposition Miro au Grand Palais - Paris 2018 (17)
  • Vue de l'exposition Miro au Grand Palais - Paris 2018 (18)
  • Vue de l'exposition Miro au Grand Palais - Paris 2018 (19)
  • Vue de l'exposition Miro au Grand Palais - Paris 2018 (20)
  • Vue de l'exposition Miro au Grand Palais - Paris 2018 (21)
  • Vue de l'exposition Miro au Grand Palais - Paris 2018 (22)
  • Vue de l'exposition Miro au Grand Palais - Paris 2018 (23)
  • Vue de l'exposition Miro au Grand Palais - Paris 2018 (24)
  • Vue de l'exposition Miro au Grand Palais - Paris 2018 (26)
  • Vue de l'exposition Miro au Grand Palais - Paris 2018 (28)
  • Vue de l'exposition Miro au Grand Palais - Paris 2018 (32)
  • Vue de l'exposition Miro au Grand Palais - Paris 2018 (34)
  • Vue de l'exposition Miro au Grand Palais - Paris 2018 (41)
  • Vue de l'exposition Miro au Grand Palais - Paris 2018 (42)
  • Vue de l'exposition Miro au Grand Palais - Paris 2018 (47)
  • Vue de l'exposition Miro au Grand Palais - Paris 2018 (48)

 

« Pour moi, un tableau doit être comme des étincelles. Il faut qu’il éblouisse comme la beauté d’une femme ou d’un poème ». Que dire face aux œuvres de cet homme qui se révèle ici être un artiste de génie, autant qu’une personnalité libre et un poète engagé. Le peintre espagnol transforme le monde avec une apparente simplicité de moyens, un signe, un geste, un trait au pinceau ou au doigt, qu’importe. Miro a su créer un alphabet qu'on ne connaissait pas en peinture. Un langage nouveau, éminemment poétique, qui n'est ni figuratif, ni abstrait, et qui en 70 ans de création ne perdra jamais de sa force et de sa fraîcheur.

Miro trop sage peut-être ? A cette affirmation, l’exposition nous répond un non fracassant. S'il y a toujours quelque chose de ludique chez Miró, cela ne l'empêche pas d'être révolté par la folie humaine. On y découvre un artiste animé par le goût de la provocation, qui peint avec ses poings dans une puissance primitive. Il peint sur une peau de vache, lacère ses toiles et les brûle à l'essence ou au chalumeau, cherchant sans cesse à repousser ses limites, au-delà du cosmos, au-delà du conscient.

On y découvre un artiste poète et ses collaborations oubliées avec Jacques Prévert. On apprend son goût pour la calligraphie, finalement on aurait pu s’en douter en observant ses œuvres. Son travail de la céramique, bourré d’humour comme ici avec l’œuf de mammouth, ou ses sculptures elles aussi audacieuses comme les deux tabourets intitulés Monsieur, Madame, on suppose que l’œuf est Madame. Attachez-vous aussi aux titres de ses œuvres, car certains sont très drôles comme chien hurlant à la lune ou "Soirée snob chez la princesse". Ce qui est plus drôle encore c’est de visualiser par on ne sait quel génie cette soirée face à une œuvre tout sauf figurative. Certaines toiles exposées sont des chefs d’œuvre rarissimes comme la toile Escargot, femme, fleur, étoile qui a exceptionnellement quitté l'Espagne, elle qui trône habituellement face à Guernica. Ou son Carnaval d’Arlequin, peint d’après les hallucinations que lui provoque…la faim ! Autre coup de cœur, c’est pour cette ferme, méconnaissable tant elle est figurative, inclassable tant elle est bourrée de détails, surprenant pour l’artiste de simplicité… Une toile qui fut acquise par Hemingway lui-même en 1925, pour une bouchée de pain.

35 ans après la disparition du peintre catalan, mort le jour de Noël, à 90 ans, cette exposition nous invite à ouvrir les yeux pour y voir encore plus clair sur cet artiste qui compte parmi les plus grands du XXe siècle.

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