Vincenzo Gemito

Petit Palais
Du 15 octobre 2019 au 26 janvier 2020

L’ÂME NAPOLITAINE

De la misère à la gloire, connaissez-vous le destin incroyable du sculpteur italien Gemito ? Controversé, méprisé ou adulé, le Napolitain fait sensation partout, dans sa ville natale et dans toute l’Europe. Pourtant, la vie ne souriait pas au gamin de la rue, promis à un avenir difficile. A l’âge de dix ans à peine, le petit Vincenzo maîtrise déjà remarquablement la peinture et s’initie à la sculpture, s’inspirant des humbles gens, enfants pêchant nus ou fabricants de crèches. Immédiatement, son style s’affirme, étonnant de vivacité et de naturel. Ses œuvres déchaînent les passions, divisant la critique qui le décrie et le public qui l’adule. À vingt-cinq ans, il fait sensation au Salon à Paris puis l’année suivante à l’Exposition Universelle de 1878. Ses sculptures sans concessions dérangent par leur réalisme exacerbé, à l’image de son Pêcheur napolitain, jeune garçon dont la « laideur », l’animalité et le rictus fascinent autant qu’ils dégoûtent. Personne avant lui n’avait osé réaliser des figures en bronze aussi torturées.

  • Vincenzo Gemito, Busto di Verdi
  • Vincenzo Gemito, Frammento del ritratto di Anna
  • Vincenzo Gemito, Malatiello
  • Vincenzo Gemito, Pastore degli Abruzzi, inv. PS188, h.32, bronzo_Capodimonte_ph.L
  • Vincenzo Gemito, Pescatorello
  • Vincenzo Gemito, Studio accademico

 

Sa virtuosité et son réalisme cru sont extrêmement novateurs à l’époque, et captiveront aussi bien Rodin, Degas ou Chirico, qui s’en inspireront dans leurs créations. Mais la notoriété montante de Vincenzo Gemito l’amènera à la Cour, où les commandes royales se feront pesantes et directives, remodelant le style tranchant de l’artiste pour des portraits flatteurs et convenus, jusqu’à le ronger de l’intérieur, de la dépression à la folie. Gemito abandonne alors la sculpture pour se consacrer au dessin. D’un sculpteur avant-gardiste à un dessinateur hors-pair, d’un enfant des rues à un artiste de Cour, l’exposition revient en 130 chefs-d’œuvre sur le génie d’un artiste injustement oublié, permettent enfin de saisir toute la puissance novatrice de son œuvre.


Vous aimerez aussi…

© Suliman Sallehi-pexels
  • En famille

Dans la peau d’un espion

Cité des Sciences et de l'Industrie
Du 15 octobre 2019 au 10 août 2020

Avis aux passionnés d’espionnage, vous allez enfin pouvoir découvrir la face cachée des Renseignements dans cette exposition dont vous êtes le héros. Une menace pèse sur la sécurité nationale : un essai nucléaire de faible intensité aurait été déclenché à l'étranger !

1. La Chambre ovale, 1967
  • Contemporain

Christian Boltanski - Au-delà du monde

Centre Pompidou
Du 13 novembre 2019 au 16 mars 2020

Mais dans quel monde vit donc Christian Boltanski ? Pour cette exposition – qu’il conçoit comme une œuvre d’art à part entière – l’artiste nous propose une expérience sensible du passage vers l’au-delà.

Yan Pei-Ming, L’artiste à 58 ans, Yan Pei-Ming, 2019
  • Contemporain
  • Gratuit

Corps à Corps - Yan Pei-Ming face à Courbet

Petit Palais
Du 12 octobre 2019 au 19 janvier 2020

Quelle audace ! Confronter l’artiste contemporain franco-chinois Yan Pei-Ming avec le maître du Réalisme, Gustave Courbet, dont on célèbre cette année le 200e anniversaire.

Visuel expo 104 © Yasushi Kato
  • Contemporain

Jusqu’ici tout va bien

Le CentQuatre
Du 12 octobre 2019 au 9 février 2020

Qu’est-il advenu de notre monde ? Il semble qu’il ne reste de notre espèce qu’une vaste fresque du genre humain ou un fossile archéologique d’homo sapiens…