* Moriyama et Tōmatsu, l'exposition décadente de la MEP

  • Daidō Moriyama Untitled, de la série « Pretty Woman », 2017
  • Shōmei Tōmatsu Kabuki: Villain in Shibaraku, 1964
  • Shōmei Tōmatsu Photographer Daidō Moriyama, 1975
  • Daidō Moriyama Untitled, de la série « Pretty Woman », 2017
  • Daidō Moriyama Untitled, de la série « Provoke #2 », 1969
  • Daidō Moriyama Untitled, de la série « Platform », 1977
  • Shōmei Tōmatsu Cherry Blossoms, Shinkuku Gyoen, 1980

 

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Dynamique et lumineuse, Tokyo fascine pour son paysage contrasté entre tradition paisible et excentricité moderne. Une curieuse alliance que les photographes Daidō Moriyama et Shōmei Tōmatsu n’ont eu de cesse d’explorer. Né en 1938, le premier est connu pour avoir renouvelé la photographie japonaise en saisissant les mutations de son pays. Ses images expérimentales et transgressives dévoilent un style bien à lui, par l’utilisation d’un cadrage chancelant, d’une texture granuleuse et d’un noir et blanc contrasté. En écho, les clichés tout aussi spontanés de Tōmatsu détournent les grands symboles du Japon en mêlant le sublime et le grotesque. Célébrés pour leur regard profondément moderne, les deux photographes japonais ont partagé une admiration réciproque et sincère durant le XXe siècle. Avant la disparition de Tōmatsu en 2012, ils se sont réunis pour imaginer cette grande exposition mettant en lumière leur fascination pour la capitale nippone.