La FURY de Marie Quéau, objectif survie...

Jusqu’au 8 février 2026
Le Bal

 

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Chuter. Plonger. Encaisser. Recommencer. Chez Marie Quéau, tout commence par l’impact. Cascadeurs, apnéistes, acteurs en transe, corps en colère dans une fury room : l’artiste filme et photographie l’humain au bord du vertige. Pas celui du désespoir, celui de l’adrénaline pure. Marie Quéau compose une sorte d’anthologie de nos pulsions de survie. Elle s’intéresse à cette frontière trouble entre la simulation et la douleur réelle, là où le faux se met à saigner. Sa série FURY met en scène un monde qui apprend à tomber pour ne pas se briser, qui rejoue la peur pour la maîtriser. Sa photographie est un paradoxe : documentaire dans la précision, mais hallucinée dans le rendu.

Les cadrages sont serrés, le noir et blanc suinte la tension, les couleurs artificielles rappellent la brûlure des écrans. Chaque image semble prête à se fissurer sous la pression. Quéau documente ce que notre époque fabrique : une esthétique du contrôle, une obsession pour le risque domestiqué. Ce que nous croyons maîtriser n’est peut-être qu’une autre manière de s’abandonner. Elle interroge cette zone incertaine entre le corps et la machine, la peur et la performance, la violence et le jeu. Et dans ce chaos ultra-maîtrisé, il y a quelque chose d’étrangement apaisant – comme si la photographe avait su capter ce moment où l’humain cesse de se défendre et accepte de vibrer.

LE BAL
Jusqu’au 8 février 2026
6 impasse de la Défense, 75018
M° Place de Clichy (2/13)
Du jeu. au dim. 12h-19h. Le mer. jsq. 20h - Fermé lun. et mar.
Tarif : 8 € - TR : 6 € - Gratuit - 12 ans - Billetterie ici 


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