Exposition Affleurement - Low relief, de Lou Lolita Arnon à la Galerie de Sèvres
GALERIE DE SÈVRES Jusqu’au 30 avril 2026
Après une année de résidence à la Manufacture de Sèvres, Lou Lolita Arnon investit la Galerie de Sèvres avec des pièces en grès et porcelaine qui semblent émerger du mur autant qu’y retourner.
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Son travail joue précisément dans cette zone d’affleurement – là où la forme hésite entre volume et image, entre sculpture et relief. Les surfaces vibrent, creusées, scarifiées parfois, comme si la matière gardait en mémoire le passage de la main. Il y a quelque chose de géologique dans ces œuvres : une lenteur, une pression, un surgissement. Le bas-relief devient ici territoire d’expérimentation. Lou Lolita Arnon n’imite pas la nature, elle la laisse agir. Les fissures, les plis, les arêtes ne sont pas des accidents mais des révélations. La porcelaine, souvent associée à la fragilité ou à la préciosité, gagne une densité presque minérale. Le grès, lui, s’ancre, absorbe la lumière, dialogue avec l’ombre. Les formes semblent affleurer du mur comme des fragments de paysage intérieur. La céramique, ici, n’est pas un objet. C’est une surface vivante.
GALERIE DE SÈVRES Jusqu’au 30 avril 2026 4 place André Malraux, 75001 M° Pyramides (7/14) Du lun.au sam. 14h-19h Fermé le dim. Entrée libre
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
MÉMORIAL DE LA SHOAH - MUSÉE ET CENTRE DE DOCUMENTATION Jusqu’au 15 octobre 2026
On croit connaître Simone Veil. La loi, l’Europe, l’Académie, le Panthéon. On connaît la figure. On connaît moins la fratrie. Le Mémorial de la Shoah choisit un autre point d’entrée : celui de la famille Jacob. Avant la femme d’État, il y a une enfance à Nice. Des rires, des disputes, des complicités. Simone, Madeleine – Milou –, Denise. Trois sœurs liées par une intensité que la guerre ne brisera jamais vraiment.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
FLUCTUART - CENTRE D’ART URBAIN SUR LA SEINE À PARIS Jusqu’au 22 avril 2026
Avant d’entrer dans les galeries, l’art urbain s’est glissé dans les tunnels. Le métro parisien fut son terrain d’apprentissage, son laboratoire clandestin, son théâtre d’adrénaline. Rames taguées, couloirs marqués à la bombe, signatures éclairs entre deux stations : une histoire mouvementée lie le graffiti au réseau souterrain de la capitale.
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