Exposition Cathy Gœrgler, un instant suspendu à l’Airial Galerie
Airial Galerie Jusqu'au 30 novembre 2024
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Et si nous prenions le temps de faire une pause ? Approchons-nous. Lovée au cœur de la forêt landaise de Mimizan, l’Airial Galerie nous invite à observer, l’ombre d’un instant, la valse enivrante de Cathy Gœrgler et de ses femmes nues perdues dans l’étoffe d’une musique silencieuse.
Dans cette exposition envoûtante, les croquis immobiles s’animent, jouent avec la lumière avant de reprendre vie sous nos yeux. Toiles, dessins et sculptures composent alors un tableau unique fait de bras levés, de jambes pliées, d’enveloppes contorsionnées et de gestes arrêtés. Ici, la danse se donne en spectacle.
Silhouettes isolées et ballet de corps juxtaposés dictent une chorégraphie tumultueuse où les êtres se déplacent à mesure que les âmes s’élèvent. En saisissant leurs mouvements dans un corpus ondoyant, la plasticienne dresse un parallèle entre l’action et le repos, entre la fougue et l’inertie, figeant pour l’éternité le bond d’un danseur en plein vol ou la grâce agile d’une ballerine. Pris dans la ronde de ses lignes serpentines, poussés par l’élan d’êtres graciles et versatiles, nous découvrons ici une œuvre tout en courbes et arabesques. Un spectacle renversant sur la musicalité des corps et des esprits à suivre en rythme !
La peinture peut-elle encore être un champ de bataille ? Avec ses carambolages, André Cervera répond sans détour. Oui – si l’on accepte que les images se confrontent, que les souvenirs…
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
MÉMORIAL DE LA SHOAH - MUSÉE ET CENTRE DE DOCUMENTATION Jusqu’au 15 octobre 2026
On croit connaître Simone Veil. La loi, l’Europe, l’Académie, le Panthéon. On connaît la figure. On connaît moins la fratrie. Le Mémorial de la Shoah choisit un autre point d’entrée : celui de la famille Jacob. Avant la femme d’État, il y a une enfance à Nice. Des rires, des disputes, des complicités. Simone, Madeleine – Milou –, Denise. Trois sœurs liées par une intensité que la guerre ne brisera jamais vraiment.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
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