Lee Young-Hee au Musée Guimet

Musée Guimet
Jusqu’au 9 mars 2020

 

6

C’est une donation exceptionnelle qu’a reçue le Musée Guimet l’année dernière de la part du fonds des textiles de Lee Young-Hee. Avec 1 300 pièces, le musée parisien possède désormais la plus grande collection au monde de textiles coréens hors de Corée ! Pour célébrer cette extraordinaire acquisition, le musée national des arts asiatiques consacre une exposition rétrospective à Lee Young-Hee, considérée comme l’une des plus grandes figures de la mode coréenne.

La créatrice, qui a su imposer sur la scène internationale une image moderne de la Corée, n’a eu de cesse de revisiter les us etcoutumes vestimentaires de son pays. Sa spécialité ? Le hanbok, vêtement traditionnel des femmes coréennes composé d’une jupe et d’une veste, qu’elle a réinterprété à l’envi au fil de sa carrière. Elle le raccourcit, le peint, le combine avec d’autres tissus, le superpose … Bref, lui en fait voir de toutes les couleurs !

L’exposition en présente de toutes sortes : des transparents et des colorés, des fluides et des rigides, des sobres et des extravagants, des longs et des courts, avec bandes et carreaux. Le parcours propose également des textiles anciens, des accessoires et de nombreuses pièces de Haute Couture – autant d’objets qui illustrent une démarche innovante à mi-chemin entre tradition et modernité.

La créatrice s’inspire en effet autant des traditions coréennes du passé que des expérimentations modernes. Pour une création, elle est capable de mener des recherches avec une spécialiste du costume coréen afin de minutieusement reconstituer, d’après les peintures de vieux rouleaux dépeignant les cérémonies de cour, les vêtements princiers d’antan. Pour celle d’après, elle imagine des vêtements fabriqués en fibre d’ananas !

Tandis que la Corée s’ouvre un peu plus au monde, grâce à la dynamique impulsée par les Jeux Olympiques de 1988, Lee Young-Hee se lance un nouveau défi : faire entrer le hanbok sur la scène internationale. Trente ans plus tard, le hanbok, plus moderne que jamais, a fait son retour dans la garde-robe des femmes d’aujourd’hui. Pari tenu !

Le saviez-vous ?

Costume traditionnel coréen, le hanbok aurait été introduit par les nomades scytho-sibériens il y a plus de 2 500 ans. On le porte pour des occasions spéciales, comme un mariage, le premier anniversaire d’un enfant ou le 61 e anniversaire de ses parents.

The Musée Guimet celebrates the legacy of Lee Young-Hee, a famous Korean fashion designer who made the handbok – a traditionnal Korean dress – known all around the world.

MUSÉE GUIMET
Jusqu’au 09 mars 2020
6 place d’Iéna, 75116 – M° Iéna (9)
Du mer. au lun. 10h-18h
Tarif : 11,50 € - TR 8,50 € - Gratuit -25 ans


Vous aimerez aussi…

Vue de l'exposition de la Collection Al Thani à l'Hôtel de la Marine (40)
  • Incontournable
  • Ethnique

Les trésors de la Collection Al Thani exposés à l'Hôtel de la Marine

Collection Al-Thani à l'Hôtel de la Marine
Jusqu'au 1er janvier 2038

L’Hôtel de la Marine aurait-il réussi à réunir pour son ouverture au public l’un des plus grands trésors jamais exposés à Paris ? Incontestablement oui. Servis par une scénographie absolument grandiose, les plus beaux joyaux de la Collection Al Thani s’invitent dans ce lieu chargé d’Histoire.

4eb42ee1-38a9-4fe5-afd6-e831aa483549-0

Joyaux Dynastiques : Pouvoir, prestige et passion (1700-1950)

HÔTEL DE LA MARINE – COLLECTION AL THANI
Du 10 décembre 2025 au 6 avril 2026

Ils ont orné les têtes couronnées, traversé les révolutions et fait chavirer les empires. L’Hôtel de la Marine réunit cet hiver plus de deux siècles d’histoire de la parure, entre faste monarchique et splendeur intime.

Ishola Akpo © Ishola Akpo, courtesy Collection Zinsou
  • Incontournable
  • Découverte

Bénin Aller-Retour

MUSEE DEPARTEMENTAL ALBERT KAHN
Jusqu’au 14 juin 2026

Que reste-t-il d’un pays filmé en 1930 ? Ici, les autochromes et pellicules rapportés du Dahomey ne servent ni d’illustrations ni de preuves : elles deviennent partenaires de jeu.

1.Liuzhou 六舟 (1791-1858) Estampage d’un vase rituel en bronze 彝器全形拓 Dynastie Qing (1644-1912), milieu du XIXème siècle Encre sur papier Musée Provincial du Zhejiang
  • Découverte

Chine, Empreintes du passé

MUSEE CERNUSCHI
Jusqu’au 15 mars 2026

Tout part d’une curiosité acharnée : des lettrés et des moines qui, du tournant des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles jusqu’au milieu du XXᵉ, arpentent montagnes, temples et cimetières, appliquent du papier humide sur la pierre, frottent l’encre, et font surgir l’envers des signes.