Flesh of a Spirit : Kendell Geers expose gratuitement ses idoles contemporaines à la Carpenters Workshop Gallery
Carpenters Workshops Gallery Du 13 janvier au 31 mars 2022
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Pour quelques minutes hors du temps, le sculpteur sud-africain Kendell Geers nous invite à interroger la notion d’esprit, à travers une série de sculptures en bronze exposées gratuitement à la Carpenters Workshop Gallery. Ses créations, à mi-chemin entre incarnations et reproductions d’art africain ancien, embrassent avec violence la question de l’identité, et celle du simulacre. En donnant chair à des esprits anciens, issus de traditions et de rites, comme il le fait avec ses masques, l’artiste mêle le vrai au faux, pour dépasser la simple copie et explorer le monde des doubles, de la perception et de l’étrangeté. En résultent des visages et des corps déformés, marqués, porteurs d’une énigme qui nous dépasse, où chair et esprit ne font qu’un. La présence de cicatrices et d’entailles évoque douleurs et souffrances, et pourtant, l’image du calvaire n’est pas forcément celle qui prédomine, puisque chaque masque, chaque figure semble porter la trace d’un espoir, d’une douceur indéfectible. À la limite du fétiche, chacune de ses œuvres incarne une force invisible, une détermination tangible, prête à être déclenchée grâce à un rituel précis. Ces idoles, qui pourraient être assimilées à des Nkondi contemporains, tissent un lien entre les époques et les mondes, alliant tradition et modernité. Des statuettes quasi-divines, qui portent en elles un pouvoir de guérison, et deviennent ainsi le repaire des visiteurs égarés.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
MÉMORIAL DE LA SHOAH - MUSÉE ET CENTRE DE DOCUMENTATION Jusqu’au 15 octobre 2026
On croit connaître Simone Veil. La loi, l’Europe, l’Académie, le Panthéon. On connaît la figure. On connaît moins la fratrie. Le Mémorial de la Shoah choisit un autre point d’entrée : celui de la famille Jacob. Avant la femme d’État, il y a une enfance à Nice. Des rires, des disputes, des complicités. Simone, Madeleine – Milou –, Denise. Trois sœurs liées par une intensité que la guerre ne brisera jamais vraiment.
Avant les toiles éclatantes et la reconnaissance internationale, il y eut le papier. Des chutes, des feuilles fragiles, des restes de pastels ramassés presque par hasard. À l’automne 1959, en Californie, Etel Adnan commence à dessiner comme on écrit un poème.
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