Exposition Harold Feinstein, l’œil américain à la Maison de la Photographie Robert Doisneau
MAISON DE LA PHOTOGRAPHIE ROBERT DOISNEAU Du 7 mars au 1er juin 2025
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Coney Island, cette « terre sans ombres » qui a vu naître Harold Feinstein, n’est pas seulement le décor récurrent de son œuvre : elle en est la matrice. Ses plages bondées, ses promenades sur la jetée Riegelmann, ses baraques foraines et ses parades de sirènes deviennent sous l’objectif du photographe, une métaphore de l’Amérique populaire, de ses rêves partagés et de ses contradictions.
Dès l’âge de dix-sept ans, Feinstein intègre la Photo League, un collectif d’artistes photographes engagés. Là, il apprend à regarder autrement : à capturer la vie avec empathie, à rendre hommage à ceux que la prospérité d’après-guerre oubliait trop souvent.
Dans ses clichés, il n’y a pas de contemplation distante ni de mise en scène appuyée. Feinstein privilégie l’instant, le geste simple qui raconte tout. Une main tendue, un regard échangé, le vol d’un ballon au-dessus de la mer : autant de fragments qui dessinent un récit collectif, se mêlant en une extraordinaire symphonie visuelle, une « Rhapsody in Blue » en images.
MAISON DE LA PHOTOGRAPHIE ROBERT DOISNEAU Du 7 mars au 1er juin 2025
1 rue de la Division du Gal Leclerc, 94250
Gentilly (RER B) - Du mer. au ven. 13h30-
18h30, sam. et dim 13h30-19h, fermé lun. et mar. - Entrée libre
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
MÉMORIAL DE LA SHOAH - MUSÉE ET CENTRE DE DOCUMENTATION Jusqu’au 15 octobre 2026
On croit connaître Simone Veil. La loi, l’Europe, l’Académie, le Panthéon. On connaît la figure. On connaît moins la fratrie. Le Mémorial de la Shoah choisit un autre point d’entrée : celui de la famille Jacob. Avant la femme d’État, il y a une enfance à Nice. Des rires, des disputes, des complicités. Simone, Madeleine – Milou –, Denise. Trois sœurs liées par une intensité que la guerre ne brisera jamais vraiment.
À première vue, les tableaux de Danielle Orchard semblent presque simples : des femmes allongées, qui lisent, fument, se baignent ou dérivent dans une rêverie silencieuse. Des corps paisibles dans des intérieurs feutrés. Pourtant, sous cette quiétude apparente, quelque chose travaille la surface. La galerie Perrotin présente de nouvelles peintures qui approfondissent la recherche de l’artiste autour de la figure féminine et de l’histoire moderne de la peinture.
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