Il fêtera en décembre ses 100 bougies. Le peintre du noir et de la lumière est l’une des figures françaises contemporaines les plus incontournables au monde. Il est d’ailleurs tout aussi rare d’avoir un musée dédié à un artiste encore vivant. Pour avoir le meilleur aperçu qu’il soit de son art, il faut donc se rendre à Rodez, ville natale du peintre : « C’est ici que mes goûts se sont formés ». Pierre Soulages évoque la cathédrale, les statues-menhirs du musée Fenaille, l’abbatiale de Conques, les arbres dénudés des Causses, la précision des gestes des artisans qui peuplaient la rue de son enfance, les couleurs des pierres, les méandres du bois et des ciels brouillés... Il retient de cette aspiration la simplification par la puissance élémentaire. Ses toiles sont composées de larges tracés bruns, témoignant de son attirance pour les compositions charpentées. Figure majeure de l’abstraction, il invente en 1979 l’Outrenoir, couleur qui lui permet d’obtenir des nuances de gris à partir de la brillance perceptible dans le relief de la peinture. De l’ombre surgit la lumière et ses contrastes, qui apparaissent au gré de nos déplacements, et semblent situer Soulages à l’opposé des monochromes
traditionnels.
Dix ans déjà que Bordeaux possède son vaisseau de verre et de lumière posé sur les quais. Dix ans que la Cité du Vin célèbre le monde dans un verre, les terroirs dans un récit, les saisons dans une…
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Il y a chez Shirley Jaffe une manière unique de faire vibrer la surface. Des formes nettes, tranchées, presque découpées, qui semblent flotter dans un espace blanc devenu champ actif. La Galerie Nathalie Obadia rend hommage à l’artiste américaine dix ans après sa disparition à travers douze peintures couvrant plus de cinquante ans de création.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
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