FERMETURE EXCEPTIONNELLE - Estelle Hanania. It's alive ! à la MEP
Maison Européenne de la Photographie Du 24 avril au 7 juin 2020
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Poupées de cire
Certains photographes se passionnent pour le paysage, le portrait, l’architecture ou la mode. D’autres se passionnent pour des sujets moins évidents, comme le folklore ou les traditions ancestrales. C’est le cas de la photographe française Estelle Hanania, qui s’est beaucoup intéressée notamment aux rites, costumes et masques vernaculaires. Mais c’est un sujet encore plus insolite qui est au centre de sa nouvelle exposition présentée à la Maison Européenne de la Photographie : la ventriloquie !
It’s Alive revient sur dix années de collaboration entre Estelle Hanania et la metteuse en scène, chorégraphe et artiste Gisèle Vienne qui a souvent recours aux marionnettes ou à la ventriloquie dans son travail. Sur scène comme dans les coulisses, la photographe saisit toute l’étrangeté de ces mannequins et poupées habillés en jeunes filles. Ses clichés, à mi-chemin entre réalité et fiction, provoquent chez le spectateur un sentiment de malaise. Vous êtes prévenus !
Le saviez-vous ?
On ne sait pas précisément dater la naissance de la ventriloquie. On en trouve néanmoins des traces dès la Renaissance – le roi François Ier aurait eu un valet de chambre qui savait parler avec son ventre ! Le phénomène se développe essentiellement à partir du début du XIXe siècle, dans les théâtres et les cabarets.
Estelle Hanania new exhibition focuses on the work of the theatre director and choreographer Gisele Vienne and her interest in puppetry and ventriloquism. Weird !
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
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