Requiem pour les Barthélemy
Requiem pour les Barthélemy

Guernica

Du 27 mars au 29 juillet 2018 - 
Musée Picasso // 

  • Pablo Picasso, Femme à la bougie, combat entre le taureau et le cheval, 1934
  • Pablo Picasso, Portrait de Dora Maar, Paris, 1937
  • Dora Maar, Picasso accroupi travaillant à Guernica, Paris, 1937
  • Invitation à l'exposition Picasso's Guernica(New Burlington Galleries, London, 4 -29 octobre 1938), Octobre 1938
  • Pablo Picasso, Corrida la mort du toréro, 1933

 

Cette exposition fait partie des plus attendues en cette année 2018, du moins si l’on ne se fiait qu’à son titre... Car il y a une ombre au tableau : le fameux chef-d’œuvre qui lui donne son nom n’est pas accroché aux murs du musée Picasso, mais reste bien au chaud dans son musée madrilène. Cependant, cette exposition retrace pour vous toute la genèse de ce symbole pacifiste, l’un des plus connus au monde. C’est donc l’occasion d’en découvrir les étapes préparatoires, les nombreuses esquisses et les post-scriptum réalisés par Picasso, de comprendre comment est né le tableau.

Esthétiquement d’abord : une belle photographie de Picasso travaillant à son tableau, prise dans l’intimité par son amante et muse Dora Maar, est par exemple présentée aux visiteurs. Si sa liaison avec Picasso a eu tendance à éclipser sa propre carrière, Dora Maar était elle-même artiste, reconnue pour ses peintures et photographies. Grâce à elle, de nombreuses photos de Picasso à l’œuvre nous sont parvenues, et c’est ainsi qu’elle a pu saisir l’avancée de Guernica. On retrouve d’ailleurs dans l’exposition un portrait de Dora Maar, réalisé par Picasso à la même époque.

Idéologiquement ensuite : il est en effet aussi question de saisir toute l’amplitude de l’engagement politique du maître, en replaçant Guernica dans son contexte de naissance et en montrant le rôle immense du tableau dans la lutte anti-franquiste. L’exposition nous présente des archives à ce sujet, telles qu’un bulletin d’adhésion daté de 1938 pour l’association France-Espagne, qui combattait la dictature de Franco, et sur lequel figure une représentation de Guernica. Dès sa naissance donc, le tableau a eu valeur de symbole.

Enfin, l’exposition témoigne de l’influence du tableau sur l’art depuis le XXe siècle jusqu’à nos jours, en illustrant le regard des nouvelles générations sur l’œuvre : plusieurs réécritures par des artistes contemporains y sont en effet présentées.

Un parcours somme toute assez riche, qui tentera donc de nous faire oublier l’absence de Guernica.

> Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Guernica

> On a vu, on vous raconte : l'exposition Guernica au Musée Picasso

Le saviez-vous :

  • La renommée du tableau est telle qu’on en oublie parfois le drame derrière la toile. Le 26 avril 1937, la ville de Guernica est littéralement noyée sous les bombes allemandes, à la demande d’Hitler. Un acte purement « gratuit », un massacre des innocents modernes, n’ayant pour but que de soutenir Franco dans l’anéantissement de la résistance des républicains basques, dont Guernica était le fief. Au total, les trois quarts de la ville sont détruits, et près de 2 000 innocents y trouvent la mort.

This exhibition traces the history of one of Picasso’s masterpieces : Guernica. It will also explain all the scope of Picasso’s political commitment.



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