Requiem pour les Barthélemy
Requiem pour les Barthélemy

GRENOBLE // De Delacroix à Gauguin

Du 17 mars au 17 juin 2018 - 
Musée de Grenoble // 

  • Jacques Barthélémy Appian dit Adolphe Appian, Étang au crépuscule, 1891
  • Charles Bellay, Tête d’Italienne, 1869
  • EugèneDelacroix , Étude de draperie pour la Vierge du Sacré-Cœur d’Ajaccio, vers 1820
  • Eugène Delacroix, Études de costumes algériens, 1832
  • Gustave Doré, Torrent coulant entre les rochers, 1882
  • Paul Gauguin, Te nave nave fenua , 1892
  • Jean Ignace Isidore Gérard dit J. J. Granville, Les Animaux musiciens, 1828
  • Alexandre Laemlein, Étude d’homme renversé, 1847
  • Ludovic Napoléon Lepic, La Pièce démontée, 1868
  • Jean-Baptiste Millet, Troupeau de moutons
  • Charles Palianti, Intérieur de village en Orient
  • Xavier Sigalon, Tête d’Antillaise, 1821

 

A la croisée des talents

Douze ans de recherches sur l’ensemble du fonds de dessins anciens du musée de Grenoble, aboutissent à l’exposition de cent vingt des plus belles feuilles du XIXe siècle. Un siècle dominé par un académisme qui privilégie dans l’art les règles dictées par l’Académie des Beaux-Arts. Les chefs-d’œuvre dessinés du XIXe siècle représentent de belles ébauches du travail des peintres, nécessaires à l’étude du mouvement et de la couleur. Le dessin est l’essence même de la création picturale, une étape introspective, qui trouve sa beauté dans le non-aboutissement. Il montre la réflexion du peintre, ses hésitations et ses tourments. Au début du siècle, les artistes recherchent des inspirations venues de paysages pittoresques, avides de nouvelles saveurs à matérialiser. La découverte de l’Italie et de l’Orient, suscite alors beaucoup d’excitations autour de l’inconnu, comme Gauguin le traduit dans ses dessins exotiques. En fin de siècle, à l’aube du symbolisme et de l’industrialisation, le voyage des artistes se fera essentiellement en eux-mêmes, pour questionner le monde et leurs conditions.



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