FÜR ANDREA EMO, Anselm Kiefer

Galerie Thaddaeus Ropac (Pantin)
Du 11 février au 31 mai 2018

Jusqu'au 31 mai 2018 - 
Galerie Thaddaeus Ropac - Pantin // 

 

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« Il n’y a pas de nouveauté hormis dans le souvenir » … Ainsi parlait Andrea Emo, le philosophe qui a influencé l’œuvre d’Anselm Kiefer et à qui le titre de l’exposition rend hommage. Penseur métaphysique, Erno intéresse Kiefer car tous deux se penchent sur l’épineuse question de la mémoire et du souvenir. Les œuvres de Kiefer sont mues par l’idée de la sédimentation du souvenir, quand les particules libres cessent de se déplacer pour ne plus former qu’un amas compact. Pour comprendre cette obsession du temps qui passe, peut-être faut-il rappeler que l’artiste est né en 1945, dans une Allemagne nazie s’écroulant sous les bombes des Alliés. La rhétorique de la guerre marque la carrière de Kiefer, comme lorsqu’il se représentait faisant le salut nazi devant divers lieux européens, non pour choquer, mais pour ne pas permettre l’oubli. L’exposition qu’il donne ici se centre cette fois sur l’idée du mouvement cyclique du temps, à travers une vingtaine de tableaux, certains monumentaux, qui tous ont subi un acte de destruction avant de se parer d’une nouvelle valeur. Tout comme le temps qui passe et repasse, Kiefer passe et repasse sur ses tableaux, grâce, vous le verrez, à une utilisation du plomb, inédite et pleine de sens.

The exhibition brings together a selection of over 20 paintings along with three sculptures, which reflect the sedimentation of memory cherished by the artist.

 


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