« Il n’y a pas de nouveauté hormis dans le souvenir » … Ainsi parlait Andrea Emo, le philosophe qui a influencé l’œuvre d’Anselm Kiefer et à qui le titre de l’exposition rend hommage. Penseur métaphysique, Erno intéresse Kiefer car tous deux se penchent sur l’épineuse question de la mémoire et du souvenir. Les œuvres de Kiefer sont mues par l’idée de la sédimentation du souvenir, quand les particules libres cessent de se déplacer pour ne plus former qu’un amas compact. Pour comprendre cette obsession du temps qui passe, peut-être faut-il rappeler que l’artiste est né en 1945, dans une Allemagne nazie s’écroulant sous les bombes des Alliés. La rhétorique de la guerre marque la carrière de Kiefer, comme lorsqu’il se représentait faisant le salut nazi devant divers lieux européens, non pour choquer, mais pour ne pas permettre l’oubli. L’exposition qu’il donne ici se centre cette fois sur l’idée du mouvement cyclique du temps, à travers une vingtaine de tableaux, certains monumentaux, qui tous ont subi un acte de destruction avant de se parer d’une nouvelle valeur. Tout comme le temps qui passe et repasse, Kiefer passe et repasse sur ses tableaux, grâce, vous le verrez, à une utilisation du plomb, inédite et pleine de sens.
The exhibition brings together a selection of over 20 paintings along with three sculptures, which reflect the sedimentation of memory cherished by the artist.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Du 27 janvier au 5 avril 2026 BnF - Site François Mitterrand
C’est une histoire d’amour qui n’a jamais pris fin. Celle d’une femme vêtue de noir, silhouette longiligne, regard de braise et voix de velours, qui chantait la fragilité comme on respire. Près de trente ans après sa disparition, Barbara revient sur scène – ou presque.
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
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