On a parfois tendance à l’oublier, mais la splendeur d’une collection d’œuvres d’art dépend aussi du musée dans lequel elle est exposée. Ainsi, il est parfois bon de revenir sur l’histoire et la scénographie de celui-ci… L’Hôtel Salé – que l’on connaît aujourd’hui comme Musée National Picasso – fait partie de ces hôtels parisiens qui font la beauté du quartier du Marais. Construit au XVIIe siècle dans une architecture mazarine, il tient son surnom de son propriétaire bourgeois qui percevait l’impôt sur le sel. Un bâtiment au passé prestigieux donc, qui, lors de son ouverture en tant que musée en 1985, ne veut pas déroger à son éclat : afin de marier avec goût et convenance cet écrin aux œuvres du peintre catalan, une commande est passée auprès d’un artiste pour exécuter l’ameublement. Cet artisan n’est nul autre que Diego Giacometti… à ne pas confondre avec son frère, le célèbre sculpteur. S’ils travaillaient coude à coude dans leur atelier parisien, c’est bien le design qui fait vibrer le premier. L’exposition met ainsi à l’honneur le mobilier créé par l’Italien à l’âge de 80 ans grâce à 50 meubles-sculptures étonnants : tous illustrent son goût pour la dimension végétale et son inspiration des formes étrusques. Serait-ce une cage à oiseaux au-dessus de votre tête ? Ou est-ce plutôt un mobile ponctué de poésie et d’onirisme ? Un autre regard sur le musée qui rompt la frontière entre exposé et exposant.
The exhibition explores the story behind Diego Giacometti’s extraordinary commission for the opening of the Musée national Picasso-Paris in October 1985.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
On croyait connaître Jef Aérosol. Le pochoir, la rue, les visages devenus emblématiques. À la galerie Mathgoth, l’artiste révèle un autre pan de son travail
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