Familles à l’épreuve de la guerre

Jusqu'au 2 décembre 2018 -
Musée de la Grande Guerre // 

  • Couple dans un parc, ca. 1916-1920, autochrome
  • Carte postale d’Eugène Pignaud à son papa mobilisé, décembre 1914
  • Affiche de l'exposition
  • Photographie de famille
  • Nous prions pour toi, ca. 1914-1915, carte postale
  • "Sa première lettre"
  • Louis et Marielle Boisquillon avec leur fille Yvonne, ca. 1912-1913, carte postale photographique
  • Louis (en permission) et Marielle Boisquillon avec leur fille Yvonne, ca. 1915, carte postale photographique,
  • Médaille de mariage de Marie Poirier et Émile Leroux, unis le 16 mai 1914
  • Acte de baptême de Victoire D., née à Meaux le 19 novembre 1918, enregistré sur le registre de la cathédrale Saint-Étienne de Meaux.
  • Globe de mariage de Marie Fontalba et Edmond Cassagneau,

 

11

Au temps de la Grande Guerre

Imaginez ce à quoi ressemblerait une famille dont le père, parti au front pendant des années pour combattre l’ennemi, est de retour. Bouleversée à coup sûr. À l’instar du choc éprouvé par toute la société française à l’époque de la Grande Guerre, surtout quand on sait à quel point certains soldats sont revenus profondément traumatisés. La catastrophe a en effet détruit, brisé, dispersé, avec 2 millions de réfugiés fuyant l’invasion, mais elle a aussi rapproché, brassé, provoqué des unions, notamment avec les marraines de guerre. Cette exposition inédite, reconnue d’intérêt national par le Ministère de la Culture, présente des correspondances, objets de la vie quotidienne, sculptures, costumes et uniformes qui vous permettront d’appréhender la façon dont les liens familiaux ont évolué durant cette période. Vous pourrez en savoir plus sur les douloureuses séparations lors des mobilisations, les quotidiens marqués par l’absence et la peur de la mort, la perte, le deuil ou le retour des soldats. Il suffit de lire les quelques lignes pleines d’innocence de ce petit garçon qui adresse, en décembre 1914, une carte postale à son père engagé dans l’armée française, et l’on est traversé d’émotions. Et, dès lors que l’on prend conscience que la structure familiale n’était pas si éloignée de la nôtre, alors les marques de ces histoires de familles se révèlent d’autant plus saisissantes. Et pourtant, cela fait déjà cent ans… Comment aurait-on réagi à leur place ? Voilà un sujet de discussion auquel vous pourrez prendre part dans vos familles. Dans le plus grand musée d’Europe consacré à la Première Guerre Mondiale, on ne parle pas seulement d’Histoire mais de nos histoires, ou tout du moins, celle de nos ancêtres.

Le saviez-vous ? Selon le commissaire de l’exposition Jean-Yves le Naour, “Nous sommes tous les enfants de la Grande guerre”. Nous n’aurions pas eu Emmanuel Macron comme président, par exemple, si celle-ci n’avait pas eu lieu. Un des ancêtres de notre chef d’Etat en effet engagé dans l’armée britannique a découvert la France dans le courant de la guerre et n’a plus voulu la quitter. Il s’est marié avec une Française et Emmanuel Macron fait partie de leur descendance.

From yesterday to today, the First World War has left scars. This exhibition will discuss and analyze the consequences of the Great War within the intimate and familial space.


Expo précédente