Requiem pour les Barthélemy
Requiem pour les Barthélemy

ORNANS // Léon Frederic, un autre réalisme

Jusqu'au 15 octobre 2018 - 
Musée Courbet //

  • Léon Frederic (1856 – 1940), Trois Sœurs ou Les Eplucheuses de pommes de terre, 1896
  • Vue de l'exposition Léon Frederic, un autre réalisme - Musée Courbet, Ornans
  • Vue de l'exposition Léon Frederic, un autre réalisme - Musée Courbet, Ornans
  • Vue de l'exposition Léon Frederic, un autre réalisme - Musée Courbet, Ornans
  • Vue du Musée Courbet, Ornans
  • Vue du Musée Courbet, Ornans
  • Vue du Musée Courbet, Ornans
  • Léon Frederic (1856 – 1940), Les Ages de l’ouvrier, 1895-1897
  • Vue de l'exposition Léon Frederic, un autre réalisme - Musée Courbet, Ornans
  • Vue de l'exposition Léon Frederic, un autre réalisme - Musée Courbet, Ornans
  • Vue de l'exposition Léon Frederic, un autre réalisme - Musée Courbet, Ornans
  • Vue de l'exposition Léon Frederic, un autre réalisme - Musée Courbet, Ornans
  • Vue de l'exposition Léon Frederic, un autre réalisme - Musée Courbet, Ornans
  • Vue de l'exposition Léon Frederic, un autre réalisme - Musée Courbet, Ornans
  • Vue de l'exposition Léon Frederic, un autre réalisme - Musée Courbet, Ornans

 

On pourrait se demander pourquoi un artiste belge se retrouve exposé à Ornans, terre du célèbre peintre Gustave Courbet. Et pourtant, cet artiste de la fin du XIXe siècle semble avoir connu l’influence de ce dernier. Son œuvre très appréciée de son vivant était d’ailleurs considérée comme un savant mélange entre la touche de Van Eyck et la patte du naturaliste français. Il faut dire que Léon Frederic (1856-1940) partage avec Courbet (1819-1877) la même volonté réaliste. Pour illustrer cela, une cinquantaine d’œuvre peintes entre 1880 et 1900 sont actuellement exposées au Musée courbet. On y découvre le travail d’un jeune bourgeois de Bruxelles qui découvre le monde rural à l’âge de 27 ans. Pourtant, ses scènes de vie quotidienne à la campagne, à travers ses paysages mais surtout ses habitants, sont dotées d’un rendu percutant. Des vêtements aux traits du visage, les sujets de Léon Frederic sont par leur traitement léché, emplis de noblesse. Passé les représentations des travailleurs au champ, on ne peut s’empêcher de tomber en émerveillement empathique face à certaines œuvres phares de l’exposition : Les Trois sœurs et À la petite sœur relèvent tout à la fois d’une douceur et d’une sincérité crue. Des toiles qui entrent forcément en résonance avec le style et la volonté de Gustave Courbet de se détacher des convenances, lui qui était le premier à choisir le grand format pour représenter des scènes dites « ordinaires ».

> On a vu, on vous raconte : l'exposition Léon Frederic, un autre réalisme au Musée Courbet



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