Gravure en clair-obscur

Musée du Louvre
Du 18 octobre 2018 au 14 janvier 2019

Du 18 octobre 2018 au 14 janvier 2019 -
Musée du Louvre //

  •  Joos Gietleughen, d’après Frans Floris, Tête de dryade, Vers 1555, Gravure sur bois
  • Maître ND, d’après Raphaël et/ou son atelier, Putti jouant, 1544
  • Maître ND, d’après Raphaël, Massacre des Innocents, 1544
  • Hans Baldung Grien, Les Sorcières, 1510
  • Giuseppe Niccolò Rossigliani, dit Niccolò Vicentino, d’après Raphaël, La Pêche miraculeuse, Années 1540
  • Hendrick Goltzius, Hercule tuant Cacus, 1588
  • Joos Gietleughen, d’après Frans Floris, Les Chasses, 1555
  • Ugo da Carpi, Diogène, 1527-1530, Gravure sur bois

 

Oui, ce sont bien des estampes « en couleurs » qui sont mises en lumière dans cette exposition. Bien sûr, si l’on s’arrête à la définition première de ce terme, les œuvres présentées risqueraient de nous surprendre : ces estampes, loin d’être polychromes, sont en fait en clair-obscur. Technique et esthétique particulière de la gravure, elle fut fort appréciée en Europe durant tout le XVIe siècle. Il faut dire que ces estampes gravées sur bois, expérimentées en Allemagne en 1510, permettaient de diffuser à bas coût, des chefs-d’œuvre alors admirés : les peintures de Cranach, Raphaël, Rubens ou encore Parmigianino se voient ainsi reproduire en plusieurs exemplaires et traverser plus aisément les frontières. Mais au-delà des avantages pratico-pratiques, la gravure en clair-obscur permit avant tout d’explorer les recherches de Léonard de Vinci et de Giorgio Vasari sur l’art des ombres et des lumières. Fruit d’une alliance artistique entre le peintre, ou le dessinateur, et le graveur, cette technique pousse ainsi chacun à apporter son savoir-faire dans l’élaboration de cette œuvre nouvelle. Car la gravure est un art à part entière : passée en clair-obscur – en monochrome – elle offre alors une autre vision du modèle original, en révèle les aspérités, et permet d’appréhender autrement le travail de ces peintres italiens reconnus. Les collectionneurs de ces précieux objets se multiplient ainsi dès le XVIe siècle. Aujourd’hui, 120 estampes provenant de ces fonds prestigieux, illustrent l’engouement justifié pour ces chiaroscuro, qui réussirent à inventer un monde emprunt de beauté avec une gamme de couleurs limitée.

This exhibition offers a chronological and geographic panorama of chiaroscuro engraving via the works of the leading masters of the Renaissance.