La Haye
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Un rêve d'Italie - La Collection du Marquis Campana

Du 7 novembre 2018 au 11 février 2019 -
Musée du Louvre //

  • Buste d'Ariane, IIIe siècle av. J.-C
  • Cratère en calice à figures rouges, vers 515 -510 av. J.-C
  • Figure féminine, vers 100-150 ap.J-C
  • Giotto, Croix peinte
  • Sandro Botticelli, La Vierge et l'Enfant
  • (c) Musée du Louvre, dist. RMN - Grand Palais / Philippe Fuzeau
  • Pietro di Domenico da Montepulciano, La Vierge de miséricorde

 

Plus prégnant qu’une passion, plus utopique qu’une obsession, c’est bien un rêve qui animait le Marquis Campana, celui-là même qui constitua la collection privée d’art italien la plus ambitieuse du XIXe siècle. Plus qu’un collectionneur, c’est un enquêteur acharné que présente l’exposition du Musée du Louvre. Fouilles archéologiques, marchés des antiques et de l’art, réseau des collectionneurs entre les plus grandes villes italiennes et relations avisées avec les institutions scientifiques du pays : pour cet amoureux de l’art local, la fin justifie sans aucun doute les moyens. Et c’est peu dire ! Cette figure romanesque réussit à réunir entre 1830 et 1850, plus de 500 œuvres de différentes époques. À les regarder, on se croirait face à un panorama de l’art italien, de l’antiquité à l’ère moderne. Et ce n’est pas par hasard… le Marquis Campana avait en fait pour ambition de redonner toutes ses lettres de noblesse au patrimoine culturel local. Sa collection s’inscrit ainsi dans un des moments fondateurs de la réputation de l’art italien et de sa nation au XIXe siècle : le Risorgimento. Et comment ne pas s’ébahir devant tant de beauté ! Des icônes dorées de Giotto aux doux traits de la Vierge de Sandro Botticelli en passant par les étonnantes terres cuites émaillées et colorées d’Andrea Della Robbia, chaque chef-d’œuvre fait suite à un autre au sein de cet accrochage exceptionnel. (Petit) clou de l’exposition : le doigt en bronze doré de l’Empereur Constantin (vers 330 ap. JC) fraîchement retrouvé dans les réserves du Louvre… Ou quand le Capitole de Rome continue de poser son empreinte sur Paris.

Le saviez-vous ? Le Marquis Campana fut jugé en 1857 pour détournement de fonds. Sa chère collection fut donc vendue sans vergogne par l’État pontifical et se retrouva dispersée aux quatre coins de l’Europe. C’est le Tsar Alexandre II qui en rachète une grande partie en 1861, enrichissant ainsi considérablement le Musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg.

Musée du Louvre presents the Marquis of Campana’s spectacular Italian art collection, with Botticelli and Giotto.


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