Artistes à Montmartre - Ateliers et lieux mythiques
Du 5 octobre 2018 au 20 janvier 2019 - Musée de Montmartre //
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Par sa précision et son attachement sentimental au passé, c’est une véritable carte du Montmartredu XIXe siècle que dresse cette jolie exposition qui ne pouvait prendre ses quartiers ailleurs que dans le fameux musée de la Butte. Son approche est tout aussi bucolique et bohème que son environnement : remémorer au public ses lieux mythiques, foulés, habités et surtout peints par les artistes qui y grouillaient. Il faut dire qu’entre les cafés, les cabarets, les ateliers ou encore le marché de modèles, les places ne manquent pas dans le berceau parisien de l’art moderne fin de siècle. C’est à travers les œuvres des peintres que l’on découvre ainsi, avec une pointe de jalousie – l’envie d’être là avec eux – l’appartement de l’illustrateur Steinlein, au 73 rue Caulaincourt, l’atelier de Renoir au 12 rue Cortot où il représentera notamment Le Bal du Moulin de la Galette, ou encore le pied à terre de Toulouse Lautrec au 5 rue Tourlaque, souvent déserté pour le Chat Noir… Plus encore que ces appartements, ce sont les cabarets et les ensembles d’ateliers, tels le Lapin Agile et le Bateau-Lavoir qui traduisent le mieux l’atmosphère caractéristique de Montmartre, à la fois vétuste, charmante et tellement créatrice. Ainsi, du terrain vague surnommé le Maquis en 1885, à la naissance du cubisme avec Les Demoiselles d’Avignon en 1907, conjointement à la modernisation de ce quartier pittoresque, on s’aventure amoureusement sur cette colline d’une indépendance folle, sans précédent et qui fait encore aujourd’hui, même si le Gil Blas n’existe plus, bien jaser.
Discover the boheme of Montmartre through this exhibition which presents the favorites artist's places of 19th century.
Mais qui êtes-vous Henri de Toulouse-Lautrec ? Henri Marie Raymond de Toulouse-Lautrec-Monfa pour vous servir. Peintre de Montmartre, de l’ivresse et de la décadence, ses tableaux allient réalisme brut et truculence.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
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