Requiem pour les Barthélemy
Requiem pour les Barthélemy

Passée au crible : Alphonse Mucha, aussi parisien que praguois

Du 12 septembre 2018 au 27 janvier 2019 - 
Musée du Luxembourg //

  • © Arts in the City
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On l’avoue sans rougir, l’exposition sur la figure emblématique de l’Art nouveau, Alphonse Mucha (1860-1939), au Musée du Luxembourg, n’en finit pas de nous donner du plaisir. Tout est absolument beau, poétique et gracieux dans cette rétrospective réussie qui montre les multiples facettes de cet artiste tchèque que l’on connaît trop peu. Tout commence avec son premier succès : l’affiche aux allures byzantines qu’il crée pour la pièce Gismonda en 1895, mettant en scène la célébrissime Sarah Bernhardt. Les Parisiens séduits s’arrachent - littéralement - cette illustration dont le style est représentatif de la Belle Epoque. À partir de là tout s’enchaîne. D’une pièce à l’autre, on découvre les talents et intérêts nombreux du dessinateur. Publicitaire réputé, il excelle aussi dans les arts décoratifs et joailliers, travaillant pour le grand Fouquet avant de s’essayer brillamment au symbolisme mystique, influencé par ses lectures tout comme par les francs-maçons dont il fera partie. Mais c’est la fin de sa vie, point culminant de l’exposition, qui étonne le plus : la titanesque Epopée Slave, hommage nationaliste à son pays, impossible à déplacer mais dont on observe ici, les études. Quant aux femmes, dans ses tableaux historiques comme dans ses dessins de nymphes, de saisons ou de muses, elles rivalisent de beauté : on ne peut s’empêcher d’y déceler les traits érotisés des dessinateurs d’aujourd’hui. Les Japonais, à l’image de la commissaire d’exposition et conservatrice de la Fondation Mucha à Prague, Tomoko Sato, apprécient les chevelures serpentines de ces figures élancées… Aussi Français que Tchèque, Alphonse Mucha est désormais une figure internationale à part entière.


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