2 surprise

Monumental Minimal

Jusqu'au 23 mars 2019 -
Galerie Thaddaeus Ropac - Pantin //

  • ©  Carl  Andre  /  ADAGP,  Paris,  2018Photo:  Charles  Duprat
  • ©  Stephen  Flavin  /  ADAGP,  Paris,  2018Photo:  Stephen  White,  London
  • Courtesy  of  a  Private  Collection,  Europe©  Stephen  Flavin  /  ADAGP,  Paris,  2018Photo:  Florian  Kleinefenn
  • ©  Stephen  Flavin  /  ADAGP,  Paris,  2018
  • Courtesy  of  Paula  Cooper  Gallery,  New  York ©  Judd  Foundation  /  ADAGP,  Paris,  2018
  • ©  Judd  Foundation  /  ADAGP,  Paris,  2018
  • ©  Robert  Mangold  /  ADAGP,  Paris,  2018Photo:  Charles  Duprat
  • ©  Robert  Mangold  /  ADAGP,  Paris,  2018

 

L’art minimal américain s’est vu construire une identité propre grâce à certaines figures majeures de cette révolution artistique du XXe siècle et qui ont porté des enjeux esthétiques novateurs en réaction à l’expressionnisme abstrait. Et c’est bien la radicalité, la sérialité, le concept et l’utilisation de matériaux industriels qui sont à la base de ce courant artistique. Ainsi, l’espace même dans lequel les œuvres sont présentées importe, créant dans cette exposition, une véritable interaction avec l’architecture de la galerie de Pantin, située dans un ancien bâtiment industriel.
Du 144 Lead Square de Carl André au Wall Drawing de Sol LeWitt, en passant par les néons de Dan Flavin et les Stacks de Donald Judd, le public interagit avec vingt œuvres phares, dont l’exposition remet leurs origines en question. En point de départ de cette réflexion, le « monument » créé par Dan Flavin en 1967, en hommage au fameux Monument à la Troisième Internationale de l’artiste russe Vladimir Tatlin et qui montre tout de même la marque européenne dans cet art pensé outre-Atlantique. Tout comme lui, Robert Morris reconnaît l’influence de la Colonne sans fin du sculpteur Constantin Brancusi, d’origine roumaine… Art minimal transatlantique serait-il finalement le juste terme pour désigner cet art conceptuel ?

Galerie Thaddaeus Ropac presents in its Pantin space a group exhibition dedicated to American Minimal art, through 20 major sculptures and paintings.

L'expo en photos :

  • © Arts in the City
  • © Arts in the City
  • © Arts in the City
  • © Arts in the City
  • © Arts in the City
  • © Arts in the City
  • © Arts in the City
  • © Arts in the City
  • © Arts in the City
  • © Arts in the City
  • © Arts in the City
  • © Arts in the City
  • © Arts in the City
  • © Arts in the City
  • © Arts in the City
  • © Arts in the City
  • © Arts in the City
  • © Arts in the City
  • © Arts in the City
  • © Arts in the City
  • © Arts in the City
  • © Arts in the City
  • © Arts in the City
  • Vue de l'exposition Monumental Minimal - Galerie Thaddaeus Ropac, Pantin (5)
  • © Arts in the City
  • © Arts in the City
  • © Arts in the City
  • © Arts in the City

 

Ils sont très rares en région parisienne ces lieux ouverts à tous, gratuits et monumentaux, c’est le cas de la galerie Ropac de Pantin. L’une des 5 plus grandes galeries au monde, qui nous propose une exposition superbe dans son immense ex-chaudronnerie à 2mn de Paris. Ici l’espace est absolument monumental, 10 mètres sous verrière, pour découvrir l’art minimal… Alors si comme beaucoup vous êtes réfractaires à ce mouvement que vous ne comprenez pas, si pour vous un bout de bois au sol, une plaque de cuivre, un néon au mur ou un casier en acier ne sont pas de l’art, eh bien vous allez sans doute changer d’avis… Pari tenu en tous cas.

L’art minimal on le rappelle est apparu dans les années 60, à l’époque tout n’était qu’hyper coloré, hyper expressif. Et un mouvement artistique est apparu en contre point de cette tendance des superlatifs. Ici, l’art est réduit au minimum. L’artiste ose effacer toute présence dans ses œuvres. Aucun geste visible, une technique de réalisation extrêmement simple, des formes géométriques et pures… L’empreinte de l’artiste n’est plus que dans le concept-même d’une œuvre qui une fois l’idée créée n’a plus besoin de l’artiste pour exister. C’était il y a 70 ans…

Les carrés de Sol Lewitt sont directement peints sur les murs, on ne s’embarrasse plus des toiles. Les clous ou les vis sont apparents, les sculptures ne sont pas en marbre mais en tôle d’acier… Uniquement des grands noms, Carl Andre et ses sculptures plates, Dan Flavin et ses néons minimalistes, qu’on a l’habitude de voir au Centre Pompidou ou au musée d’Art Moderne, ils sont tous réunis ici dans des formats tellement gigantesques qu’ils ne sont souvent même pas exposables dans les musées.


Vous aimerez aussi…

IMG_8554
  • Contemporain
  • Incontournable

La Collection de la Fondation, nouvelle sélection d’oeuvres. « Le parti de la peinture »

Du 20 février au 26 août 2019 - Fondation Louis Vuitton // Comment les artistes créent-ils à partir des composantes traditionnelles de la peinture : geste, surface, couleur, lumière ?  70 œuvres…

(c) D.R
  • Contemporain

Mircear Cantor - «Vânătorul de imagini»

Du 15 janvier au 31 mars 2019 - Musée de la Chasse et de la Nature // Pourquoi faut-il connaître Mircea Cantor ? Cet artiste contemporain, lauréat du prestigieux prix Marcel Duchamp en 2011, est…

Palbo Valbuena, Shapes of times
  • Contemporain

Pablo Valbuena, si le temps est un lieu

Du 19 janvier au 24 mars 2019 - Le Centquatre-Paris // Pablo Valbuena est un architecte du rêve et de l’imaginaire. Sa première exposition monographique française, à l’intitulé si onirique et…

(c) Centre Pompidou
  • Contemporain

Cosmopolis

Du 23 octobre 2018 au 23 décembre 2019 - Centre Pompidou // Ce qu'en dit le musée : Cosmopolis est une plate-forme inédite d’exploration des pratiques artistiques enracinées dans la…


2 surprise