De l’aube au crépuscule. Couleur impressionniste au musée de Louviers

Musée de Louviers
Du 3 avril au 6 septembre 2020

  • Claude MONET, La Seine à Vétheuil (détail)
  • Paul SIGNAC, Vue de Saint-Tropez, coucher de soleil au bois de pins

 

Capturer les effets de lumière, saisir les changements atmosphériques, arrêter le temps pour mieux le décliner dans une infinité de nuances… Les peintres impressionnistes n’auront de cesse de sortir de leurs ateliers pour créer une nouvelle palette, baignée par les derniers rayons du soleil, facettée par les douces tonalités de l’aube, enveloppée d’une brume délicate... S’ils s’attachent à peindre en plein air, c’est justement pour saisir l’insaisissable, tenter de traduire sur la toile l’instant fugace où les couleurs commencent à s’effacer.

Ombres diffuses, éclats troubles, contrejours intrigants, composent le nouveau vocabulaire pictural de ces artistes qui désiraient saisir sur le vif l’atmosphère de l’instant. De la campagne normande aux rives de la Méditerranée, les artistes se jouent des règles académiques, sortent littéralement du cadre pour nous immerger dans un univers sans âge, ne nous laissant que peu d’indices sur l’heure qu’il est vraiment, véritables traits d’union entre le jour et la nuit.

Le saviez-vous ? La célèbre toile de Monet, Impression, soleil levant – qui donnera son nom au courant impressionniste  – s’intitulait à l’origine « Impression » (1874), puis « Impression Soleil couchant » (1878), pour finir par « Coucher de Soleil » en 1940. Ça n’est qu’en 1965 qu’elle prendra son nom actuel. Une confusion entre l’aube et le crépuscule qui n’aurait pas déplu à l’artiste !

Musée de Louviers

Du 3 avril au 6 septembre 2020
Place Ernest Thorel, 27400 Louviers