Kerguehennec
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* Exposition Leonor Fini, Narcisse incomparable à la Galerie Minsky

Galerie Minsky
Jusqu'au 10 octobre 2020

  • Exposition Leonor Fini à la Galerie Minsky- Leonor Fini, Asphodèle,1965
  • Exposition Leonor Fini à la Galerie Minsky- Leonor Fini, Héliogabale, 1940
  • Vue de l'exposition Leonor Fini à la Galerie Minsky
  • Exposition Leonor Fini à la Galerie Minsky-Les petites enseignes pour la nuit,1985
  • Vue de l'exposition Leonor Fini à la Galerie Minsky
  • Exposition Leonor Fini à la galerie Minsky - La Visite, 1924
  • Exposition Leonor Fini à la Galerie Minsky- Autoportrait avec Kot et Sergio, 1955
  • Exposition Leonor Fini à la Galerie Minsky- c'est toi qui l'as dit, 1962
  • Exposition Leonor Fini à la galerie Minsky- Penthésilée, femme, 1958
  • Exposition Leonor Fini à la galerie Minsky-Femme et deragon chien 1940
  • Exposition Leonor Fini à la galerie Minsky-Narcisse incomparable, 1971
  • Exposition Leonor Fini à la galerie Minsky- Pasiphaé,1934
  • Exposition Leonor Fini à la Galerie Minsky-Dans la Forêt,1940
  • Exposition Leonor Fini à la galerie Minsky- La curieuse, 1986
  • Exposition Leonor Fini à la Galerie Minsky-Penthésilée de Kleist, costume jaune et bleu, gouache sur papier, 1958

 

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Les œuvres de Leonor Fini nous plongent dans un univers onirique, peuplé de créatures mythologiques. Dans son huile sur toile Narcisse incomparable, elle prend pour motif le mythe de Narcisse, éperdument amoureux de son reflet, qu’il ne cesse de contempler dans l’eau. On voit le jeune homme nu, assis au bord du fleuve, prendre fièrement la pose et nous fixer d’un regard pénétrant, dans une attitude séductrice. Sa chevelure flamboyante ainsi que son visage angélique se reflètent dans l’eau tout comme la silhouette d’une femme, qui nous apparaît néanmoins plus floue. Narcisse ne prête pas attention à la figure féminine qui se trouve à ses côtés, ne semblant même pas la voir. Le spectateur ne discerne d’ailleurs que les jambes de la jeune femme sur le sol terrestre et devine juste son reflet dans l’eau comme si Narcisse occupait toute la place, occultant le reste du monde.

L’artiste sans étiquette, proche toutefois du surréalisme, est également fascinée par Pasiphaé, l’épouse du roi de Crète, Minos, qui aurait développé des sentiments amoureux pour un taureau et la représente, dénudée et allongée nonchalamment sur le fameux animal. Elle s’attache aussi à la représentation des Enfers, où séjournent les fantômes des morts, dans son huile sur toile Asphodèle. Un être blanc comme l’ivoire, quasi translucide, disparaît presque complètement derrière une végétation abondante et sombre, qui engloutit tout son corps. La galerie Minsky met en lumière cet amour pour la mythologie qui imprègne toute son œuvre et présente également des tableaux de jeunesse de Leonor Fini, réalisés dans les années 30, moins connus du grand public, qui soulignent l’immense talent de l’artiste autodidacte et dont le jeu de couleurs de la scénographie met en valeur les encres et aquarelles originales.

LE SAVIEZ-VOUS ? Leonor Fini s’adonna à sa passion, la littérature, en illustrant plus de 100 livres, dont les œuvres de Charles Baudelaire, qu’elle affectionnait tout particulièrement, celles de Paul Verlaine, de Gérard de Nerval ou encore d’Edgar Allan Poe. De nombreux écrivains lui ont d’ailleurs dédié des poèmes ou des essais, à l’image de Paul Eluard. En parallèle, elle créa des costumes pour l’opéra et le théâtre, à l’Opéra de Paris, au Théâtre de Paris et au cinéma pour Roméo et Juliette de Renato Castellani, par exemple.



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