* Exposition Les Sculpteurs du travail au musée Camille Claudel

Musée Camille Claudel
Du 26 septembre 2020 au 7 mars 2021

  • Anatole Guillot, Frise du travail, vers 1900-1903, détail
  • Jules Dalou (1838-1902), Terrassier, 1901
  • Auguste Bartholdi, Allégorie de l’Orfèvrerie, vers 1860
  • Jules Coutan, La Porteuse de pain, 1882
  • Jean-Baptiste Carpeaux, La Science, La France impériale éclairant le monde, L’Agriculture , 1863
  • Auguste BAAuguste Bartholdi, Les Grands Soutiens du Monde, 1901
  • Victor Prouvé, Le Forgeron, 1901-1902
  • Jules Dalou, Buste de terrassier, vers 1900-1901
  • Paul Roger-Bloche, La Faim, 1904
  • Henri Bouchard, Terrassier au repos, vers 1905

 

10

Humbles travailleurs deviennent héros de marbre ou de bronze au musée Camille Claudel. Point de rois, de princes, ni de grands hommes ne trônent dans ces galeries au nouvel adage: aux ouvriers oubliés la patrie reconnaissante. Cantonné aux marges de la création artistique jusqu’au milieu du XIXe siècle, la représentation du labeur envahit le champ de l’art avec l’avènement de la IIIe République. Les grandes commandes font dès lors des travailleurs et de leurs allégories l’ornement réaliste des façades des mairies et des places publiques. Peu de ces projets ont effectivement vu le jour, néanmoins l’exposition nous révèle l’ampleur du processus d’élaboration de certaines de ces sculptures colossales. C’est le cas de la Tour du travail d’Auguste Rodin, du Monument du travail de Constantin Meunier ou encore du Monument aux ouvriers de Jules Dalou.

Ces sculpteurs réinventent alors leurs sujets en redonnant au travail ses lettres de noblesse : fi des empereurs et guerriers antiques ! Paysans, mineurs et maçons, représentés dans leurs activités quotidiennes deviennent sujets de prédilection de ces sculpteurs d’un nouveau genre. Dans cette société républicaine et bourgeoise de la fin du XIXe siècle où le travail acquiert une connotation positive, les romans réalistes de Zola, Maupassant et Balzac, dénoncent la face sombre de cette révolution industrielle qui réduit l’homme en esclavage. Riche de ses 150 œuvres, l’exposition est aussi l’occasion de découvrir des sculptures rarement dévoilées au grand public. Du labeur aliénant au travail salvateur, ce parcours historique et artistique nous interpelle autant qu’il nous étonne.

MUSÉE CAMILLE CLAUDEL
10 Rue Gustave Flaubert, 10400 Nogent-sur-Seine
Du 26 septembre 2020 au 7 mars 2021


Vous aimerez aussi…

chaumont sur loire saison d'art Makoto Azuma 2020 mur fleurs block flowers
  • Découverte

* Une saison d'art à Chaumont-sur-Loire

Domaine de Chaumont-sur-Loire
Jusqu’au 1er novembre 2020

C’est désormais l’un des rendez-vous immanquables de la rentrée. Le domaine de Chaumont-sur-Loire est métamorphosé par 15 artistes contemporains qui nous offrent une promenade spectaculaire...

Exposition le goût de l'art au château du Rivau-Cedric Tanguy, Nature Morte au Coca © Cedric Tanguy et Aeroplastics Bruxelles
  • Insolite

* Exposition Le goût de l'art au château du Rivau

Château du Rivau
Jusqu’au 1er novembre 2020

Une quarantaine d’artistes contemporains illustrent notre rapport à la nourriture à travers des peintures, des photos mais aussi de la céramique, du verre ou encore de l’art textile. De quoi avoir l’eau à la bouche... ou pas !

yhwTlMjv

* Une vie de château à Lunéville

Château de Lunéville

Fief des ducs de Lorraine, le Château de Lunéville fut construit entre 1703 et 1720 par Germain Boffrand, pour devenir la résidence principale de Léopold Ier.

exposition-marine-de-soos-musee-cognacq
  • Contemporain
  • En famille

* Exposition A la rencontre des figures de Marine de Soos au Musée Cognacq

Musée Ernest Cognacq
Jusqu'au 30 septembre 2020

Dans les splendides jardins de l'hôtel de Clerjotte, le musée Ernest Cognacq accueille jusqu'au 30 septembre 2020 les œuvres figuratives de Marine de Soos.