Des illustrations inédites de la Divine Comédie disponibles en ligne

  • Federico Zuccari, Septième Cercle, deuxième fosse : La forêt des suicides. Illustration pour L’Enfer de Dante, chant XII-XIII
  • Federico Zuccari, Septième ciel de Saturne : l’échelle. Illustration pour L’Enfer de Dante, chant XII-XIII
  • Federico Zuccari, La forêt sombre. Illustration pour L’Enfer de Dante, chant I

 

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De sublimes illustrations du XVIe siècle ont été mises en ligne par le Musée des Offices de Florence à l’occasion du 700e anniversaire de la mort de Dante Alighieri, célèbre poète qui a participé à la démocratisation de la langue italienne au travers de ses écrits.

La Divine Comédie est aujourd’hui considérée comme l’un des chefs-d’œuvre de la littérature mondiale et fut l’une des premières œuvres à être publiée en langue « vulgaire » (par opposition au latin qui dominait jusqu’alors la quasi-totalité des récits ; « vulgus » signifiant le « peuple », le commun) et plus précisément en toscan, qui deviendra plus tard le dialecte officiel de l’Italie moderne. Ces 88 illustrations sont l’œuvre du peintre maniériste Federico Zuccari (1542-1609) et mettent en scène les chants qui composent les trois parties de la Divine comédie, écrite au début du XIVe siècle : L’Enfer, Le Purgatoire et Le Paradis. Il s’agit certainement d’un des ouvrages les plus commentés du monde littéraire. Ces dessins, rassemblés en un seul volume au XVIIe siècle, est depuis précieusement conservé au Musée des Offices à la suite de la donation en 1738 d’Anne-Marie-Louise de Médicis, dernière du nom. La mise en ligne de ces illustrations constitue le premier de nombreux événements qui auront probablement lieu pour célébrer la figure de Dante.

Extrêmement fragiles, ces illustrations ne sont sorties qu’à deux reprises des Offices lors des deux derniers siècles (la dernière fois en 1993). Le 700e anniversaire de la mort de Dante était sans doute une occasion digne de ce nom, mais le contexte sanitaire aura sans doute joué dans le choix de proposer cette collection au sein d’une exposition virtuelle. De plus leurs conditions de conservation sont très strictes et il est très rare que celles-ci soient exposées au grand public. Leur numérisation en haute résolution est donc une aubaine pour les érudits de Dante et les amateurs d’art, qui vont pouvoir admirer dans tous leurs détails ces petits bijoux du maniérisme italien sans craindre de les abîmer. Une nouvelle preuve, s’il en fallait une, que les nouvelles technologies peuvent faire avancer la connaissance, à condition d’en faire bon usage.

L’exposition virtuelle intitulée « Pour revoir les étoiles » (en référence au dernier chant de L’Enfer) est désormais disponible sur le site de la Galerie des Offices, gratuitement et à toute heure.


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