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Magies et sorcelleries : une exposition au pouvoir enchanteur au Muséum de Toulouse

Muséum de Toulouse
Jusqu’au 31 octobre 2021

  • Goya, Vuelo de brujas, 1798
  • George Catlin, Medicine Man 1832
  • "Maistre Robert", guérisseur aveugle guérissant par l’imposition des mains
  • Sorcière, peinture à l'huile
  • Malleus maleficarum photo légendée
  • Le magicien japonais Shokyokusai Tenkatsu jouant à Salomé avec la tête de Jean le baptiste, 1915
  • Magiciens de Prague, 2013
  • Ombiasy, guérisseur traditionnel de la société malgache
  • Frédérique Gaillard, lanterne
  • Devin de Madagascar, amulettes
  •  Christian Nitard, Chrysocolle
  •  Attribut du Datu Batak, Guriguri, flacon et son bouchon
  • Livre de divination et de magie pustaha, seconde moitié du 19e siècle
  •  Daniel Martin, Dorsale Chauve souris
  • D Cunego, d’après Raphaël, Empedocles, 1785

 

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Le Museum de Toulouse nous invite à une exposition enchanteresse autour de la magie et de la sorcellerie.

Dans l’imaginaire collectif, on voit les sorcières chevaucher leurs balais hérissés et les magiciens jeter des sorts avec leurs étranges baguettes. Souvent propice aux fantasmes, la magie a la main longue, bien qu’elle soit considérée comme le chat noir de nos villes. Dès le Moyen Âge, l’Occident chrétien a vu les sciences occultes se propager comme une menace. Entre les chasses aux sorcières et les procès de l’Inquisition, tout a été mis en œuvre pour réfréner ce qui semblait nuire à l’équilibre social. À travers une scénographie théâtralisée et immersive, l’exposition explore ce phénomène intemporel de fascination pour les mystères de la magie, des sciences et des croyances. Entre les mandragores et les pierres précieuses se cachent le grimoire de La Poule noire et la statuette de la Vénus paléolithique. On se retrouve étrangement fasciné par les objets rituels qui sont disséminés par-ci par-là, des baguettes de sorciers aux poupées vaudous. Un envoûtement qui bouscule tout autant nos représentations sociales, par sa capacité à réenchanter un monde désabusé et à revenir à l’ordre naturel des choses. Depuis plusieurs années, la société contemporaine s’est réapproprié la figure incontestablement féministe de la sorcière, cette guérisseuse qui a la maîtrise de son propre corps et de sa propre sexualité. Des chamans aux devins, des animaux nocturnes aux espèces venimeuses, le parcours nous emporte dans un tourbillon spirituel dont on ne risque pas de sortir indemne.

Le saviez-vous ?

D’après la légende, c’est à Toulouse qu’Angèle de la Barthe aurait été condamnée à mort pour sorcellerie par l’Inquisition en 1275. Elle serait la première des sorcières brûlées, bien avant la célèbre chasse lancée à partir de 1484. Celle-ci aurait été accusée de s’être accouplée avec le diable, donnant ainsi naissance à un monstre doté d’une tête de loup et d’une queue de serpent. Durant son procès, elle aurait avoué le nourrir de nourrissons qu’elle assassinait.

MUSÉUM DE TOULOUSE
Jusqu’au 31 octobre 2021
35 Allée Jules Guesde, 31000 Toulouse



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