Musée de la Grande Guerre de Meaux
Musée de la Grande Guerre de Meaux

Une plongée dans l’histoire des Cévennes exposée au Musée des vallées Cévenoles de Saint-Jean-du-Gard

Direction les cévennes, ce paradis lové en plein cœur des montagnes que le monde entier nous envie pour ses paysages exceptionnels. Un parc national vertigineux : des terrasses de culture à perte de vue, des monts vallonnés traversés des rivières au cœur de gorges à couper le souffle. La nature donc. Mais pas seulement. Il existe un musée dédié non seulement aux magnifiques Cévennes mais aussi à ses hommes et femmes, les cévenols, qui depuis des générations cultivent un savoir-faire unique pour protéger et développer leur environnement. Vous l’aurez compris, Maison Rouge n’est pas un musée comme les autres. Un musée qui fait la part belle non pas à des œuvres d’art ancien mais à l’art de vivre de sa région. Et pour commencer notre visite, nous pénétrons dans ce lieu emblématique, inscrit aux Monuments Historiques. La « Grande Rouge » comme on la surnommait autrefois. Avec son architecture remarquable, cet ensemble, chargé d’histoire et de mémoire, semblait destiné à accueillir ce haut lieu muséographique. On y apprendra qu’au milieu du XIXe siècle, un quart de la population locale de Saint-Jean-du-Gard travaillait dans les établissements de la soie. Maison Rouge n’est autre que la première filature de soie industrielle à mettre en place un procédé révolutionnaire basé sur la vapeur… Et la dernière à être restée en activité en France jusqu’à sa fermeture en 1965, qui sonne la fin des filatures françaises de soie… Quelle émotion ici ! Qui avait déjà vu comment se file la soie ? Tout nous est raconté de manière vivante et pédagogique dans une mise en scène spectaculaire réunissant toutes les étapes-clés, des cocons ressemblant à des perles de soie, assemblés minutieusement, 6 par 6, pour faire un seul fil de soie, jusqu’aux machines impressionnantes qui servent à les filer. Arrêtons-nous un instant face à ces adorables coffres, magnifiques écrins qui servent de couveuses, jusqu’à ces boites rondes protégeant les fragiles œufs envoyés dans le monde entier. C’est tout ce savoir-faire millimétré qui nous est raconté ici, jusqu’à ces vitrines mettant en scène les tenues typiques qui ont ravi les modèles d’ici et d’ailleurs.

Non loin de là, nous nous rendons dans l’aile contemporaine, consacrée à l’histoire des cévennes, mettant en scène une collection exceptionnelle de plus de 30 000 pièces. 4 siècles d’histoire nous sont racontés, dans une mise en scène pleine de vie. Observez la finesse de ces plaques ciselées qui servaient d’œillères aux mules tout autant qu’elles passaient des messages au curieux qui s’en approchaient, étonnez-vous face à ces drôles de souliers trop cloutés pour être des talons aiguilles, trop bas pour être des échasses… qui servaient en réalité à décortiquer les châtaignes. Laissez-vous surprendre par ces ruches aux airs de tabourets, ces paniers destinés à récupérer les essaims d’abeilles, cette armoire construite dans un tronc de châtaignier, arbre iconique de la région, ou encore ces outils repris à maintes et maintes reprises, rafistolés çà et là pour éviter d’en refaire de nouveaux. Ce qui nous frappe ici c’est l’incroyable ingéniosité d’une population qui s’efforce depuis des siècles de trouver l’équilibre avec sa nature, sauvage, parfois austère, apparemment indomptable, pour vivre avec, dans un respect mutuel. Ici la scénographie s’orchestre tel un ballet, mettant les objets et les hommes au cœur du discours, attisant notre curiosité pour découvrir une culture qui place son patrimoine humain et naturel au cœur de son Histoire d’hier et de demain. Une magnifique démonstration que nos musées de France peuvent être ancrés dans leur temps tout en partageant leur Histoire et leur patrimoine de manière vivante et captivante.

  • Castelet
  • Miroir verso
  • Cocons
  • Plaque muletière
  • Plaque muletière
  • Plaque muletière
  • Plaque muletière
  • Plaque muletière

 

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À Saint-Jean-du-Gard, voyagez sur les terres des Cévennes avec la surprenante collection du Musée des Vallées Cévenoles (Maison Rouge).

Rares sont les musées qui portent avec un tel panache le fleuron identitaire et culturel de leurs terres. Maison Rouge est une fierté nationale, un lieu unique en son genre qui réunit plus de 10 000 objets racontant la vie des habitants des Cévennes du XVIIe siècle à nos jours. À travers ses collections, le musée donne corps à l’histoire vivante d’une région rurale, souvent caractérisée par l’austérité de son environnement, dans lequel l’Homme a dû s’adapter sans cesse, en veillant à maintenir le lien et l’harmonie avec la nature. Il en découle tout un ensemble de techniques, d’usages et de savoir-faire qui transparaissent aujourd’hui dans les objets du musée et caractérisent l’identité du territoire cévenol, comme autant de traces d’un mode de vie transmis de génération en génération. En déambulant dans les ateliers de l’ancienne filature à soie de Maison Rouge – qui fut à la fois la première filature industrielle française du XIXe siècle et la toute dernière à être restée en activité jusqu’en 1965 – on découvre avec émerveillement la relation privilégiée et respectueuse de l’Homme à son environnement, se prolongeant jusqu’aux espaces extérieurs avec les ruches traditionnelles fabriquées dans un tronc de châtaignier typique de la région, l’élevage en pâturages naturels ou encore l’usage pharmaceutique des plantes qui se raconte dans le délicieux jardin ethnobotanique du musée. Le musée, qui baigne aujourd’hui dans un écrin contemporain rentrant harmonieusement en écho avec l’architecture des bâtiments historiques, incarne à lui seul la mémoire de la tradition cévenole, dont il ne cesse de tisser le patrimoine à la fois matériel et immatériel.

Le saviez-vous ?

Mais d’où vient la soie ? Pour l’essentiel, celle-ci provient de l’élevage du Bombyx mori, une espèce de ver à soie (déjà élevée en Chine depuis plus de 4 000 ans) qui se nourrit de feuilles de mûrier pour construire son cocon et dont la précieuse « bave » peut atteindre une longueur de 1500 mètres !

A découvrir, les collections permanentes de Maison Rouge :

  • Vue des collections permanentes de Maison Rouge
  • Vue des collections permanentes de Maison Rouge
  • Vue des collections permanentes de Maison Rouge
  • Vue des collections permanentes de Maison Rouge
  • Vue des collections permanentes de Maison Rouge
  • Vue des collections permanentes de Maison Rouge
  • Vue des collections permanentes de Maison Rouge
  • Vue des collections permanentes de Maison Rouge
  • Vue des collections permanentes de Maison Rouge
  • Vue des collections permanentes de Maison Rouge
  • Vue des collections permanentes de Maison Rouge
  • Vue des collections permanentes de Maison Rouge
  • Vue des collections permanentes de Maison Rouge
  • Vue des collections permanentes de Maison Rouge
  • Vue des collections permanentes de Maison Rouge
  • Vue des collections permanentes de Maison Rouge
  • Vue des collections permanentes de Maison Rouge
  • Vue des collections permanentes de Maison Rouge
  • Vue des collections permanentes de Maison Rouge
  • Vue des collections permanentes de Maison Rouge
  • Vue des collections permanentes de Maison Rouge
  • Vue des collections permanentes de Maison Rouge
  • Vue des collections permanentes de Maison Rouge
  • Vue des collections permanentes de Maison Rouge
  • Vue des collections permanentes de Maison Rouge
  • Vue des collections permanentes de Maison Rouge
  • Vue des collections permanentes de Maison Rouge
  • Vue des collections permanentes de Maison Rouge
  • Vue des collections permanentes de Maison Rouge
  • Vue des collections permanentes de Maison Rouge
  • Vue des collections permanentes de Maison Rouge
  • Vue des collections permanentes de Maison Rouge
  • Vue des collections permanentes de Maison Rouge
  • Vue des collections permanentes de Maison Rouge

 

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Quelques trésors à découvrir…

  • Cocons

 

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Le Miroir huguenot

En 1685, la révocation de l’Édit de Nantes rend illégale la pratique de la religion protestante. Fidèles à leurs convictions religieuses, les protestants restés en France trouvent notamment refuge dans les Cévennes et prennent pour habitude de cacher les livres religieux (Bibles, psautiers) derrière les miroirs. Doté d’un double-fond, le miroir dit « huguenot » – nom des protestants du royaume de France pendant les guerres de religion – permettait de dissimuler les livres sacrés dont on arrachait parfois la première page pour passer inaperçu aux yeux des soldats du roi, pour la plupart illettrés.

  • Miroir

 

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Le Castelet

Malgré les apparences, il ne s’agit pas d’un coffre-fort, mais plutôt d’une couveuse artificielle ! Traditionnellement, les femmes s’occupaient de l’incubation des vers à soie en logeant les œufs de bombyx dans de petits sachets, placés pendant une quinzaine de jours sous leurs vêtements afin de les maintenir à la bonne température. Ces sacs furent progressivement remplacés par le castelet des Cévennes vers la fin du XVIIIe siècle, dont la structure en fer, remplie d’eau, contient de petits tiroirs qui abritent les précieux œufs.

  • Castelet

 

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La châtaigne

Le châtaignier, ou « arbre à pain », a fortement contribué à la préservation du mode de vie cévenol tout au long des siècles. L’expansion démographique du XVIe siècle en fait la première ressource alimentaire de la région, permettant aux habitants d’échapper aux famines et de vivre en autarcie. Ses feuilles servent à nourrir le bétail et son bois sert à tous types de construction, du berceau au cercueil. Seule la maladie dite de l’encre, à la fin du XIXe siècle, entraînera son déclin.

  • Châtaignes

 

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Les Soles

Attention aux pieds ! Les « soles » sont des chaussures à semelle de bois équipées de grosses pointes barbelées en fer forgé, permettant de piétiner les châtaignes au préalable séchées et placées dans une auge. Appelée « pisage », cette opération avait pour but de décortiquer les châtaignes pour en obtenir les châtaignions, aussi appelés « bajanas », dont on se servait généralement pour faire une soupe.

  • Chaussure à clous

 

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Les Lunas

Ces plaques étonnantes, aussi appelées lunes (ou plaques muletières), servaient à harnacher la tête du mulet. L’essor de ces plaques en laiton gravé coïncide avec le rôle déterminant des muletiers, qui assuraient, bien avant l’arrivée des routes et du train, l’essentiel du transport de denrées alimentaires et de produits manufacturés dans tout le Massif central. Au XVIIIe siècle, celles-ci sont généralement ornées d’une maxime ou d’un dicton reflétant le côté bon vivant des muletiers. Le musée compte aujourd’hui une centaine de ces plaques.

  • Plaque muletière

 

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MAISON ROUGE – MUSÉE DES VALLÉES CÉVENOLES
Collection permanente
5 rue de l’Industrie, 30270 St-Jean-du-Gard


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