La fabuleuse collection de Paul Signac mise à l'honneur dans l'exposition du Musée d'Orsay

Musée d'Orsay
Jusqu'au 13 février 2022

  • Vue de l'exposition Signac Collectionneur, musée d'Orsay
  • Vue de l'exposition Signac Collectionneur, musée d'Orsay
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Les musées parisiens semblent s’être donné le mot : l’année 2021 sera celle de Paul Signac. Mais pour cette exposition, le Musée d’Orsay opte pour une approche inédite : présenter les chefs-d’œuvre collectionnés par ce peintre visionnaire, à la lueur de son amour pour l’avant-garde. Le jeune homme ne se destinait pourtant pas à une carrière artistique. Sa famille le rêvait architecte, il sera peintre. Le déclic : une toile de Monet, le père des impressionnistes. Le jeune Paul Signac, âgé tout juste de 16 ans, assiste à la quatrième exposition impressionniste, admire les œuvres de ses futurs maîtres, se met à dessiner... avant de se faire mettre à la porte par un certain Paul Gauguin. « On ne copie pas ici Monsieur ! ». Peu importe, sa route est déjà toute tracée ; il consacrera sa vie à l’avant-garde. Dès lors, cet autodidacte, court les expositions, étudie les œuvres de Degas, Guillaumin, Caillebotte – qui figureront tous dans ses appartements –, et demande conseil à Monet qui accepte de le rencontrer et dont il restera l’ami. Reconnu par ses pairs, Signac jouit d’un solide réseau et fonde, aux côtés de son alter ego Georges Seurat, la Société des artistes indépendants, qu’il préside de 1908 jusqu’à sa mort en 1935. Le théoricien épris de couleur profite de son statut en encourageant les jeunes artistes fauves et en achetant des œuvres controversées. En parallèle, le peintre divisionniste agrandit sa collection, privilégiant les toiles de ses amis néo-impressionnistes (Georges Seurat bien sûr, mais aussi Camille Pissarro, Maximilien Luce ou Henri-Edmond Cross) tout en s’intéressant au travail des Nabis, de Pierre Bonnard, Édouard Vuillard ou Maurice Denis. Tout au long de sa vie, Signac développe son audacieuse collection et devient même le premier mécène à acheter une toile d’Henri Matisse, Luxe Calme et Volupté. Dans cette vaste exposition, le musée d’Orsay revient sur l’œil éclairé de ce collectionneur avisé, « révolutionnaire par tempérament », qui amorça sa flamboyante collection dès l’adolescence, avec une toile signée par le maître de la Provence, Paul Cézanne. Une sublime rétrospective célébrant toutes les nuances de l’avant-garde postimpressionniste.

  • Seurat, Le Cirque, 1891
  • Van Gogh, Les Harengs, 1889
  • Henri-Edmond Cross, L'air du soir, vers 1893
  • Kees van Dongen, Modjesko, Soprano Singer, 1908 (1)
  • Lucie Cousturier, Nature morte fruits
  • Charles Camoin, La rue Bouterie, 1904

 

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