Musée des Impressionnismes Giverny
Musée des Impressionnismes Giverny

Lumières du Liban, la nouvelle exposition de l'Institut du Monde Arabe

Institut du Monde Arabe
Jusqu'au 2 janvier 2022

  • Fatima El-Hajj, Une promenade, 2011
  • Abboud, Saison II, 1959
  • Abboud, Confidences, 1981
  • ABBOUD, L'Aube, 2003. Huile sur toile
  • Abdul Rahman KATANANI, Autoportrait et Ombre, 2020
  • Abdul Rahman KATANANI, Tornade, 2020
  • ADNAN Etel, Al-Sayyab, La Mère et l'Enfant perdue, 1970
  • Adonis, Ibn Al-Mu'taz, 2000
  • Anas ALBRAEHE, Paris. Dream Catcher, 2020
  • ASSADOUR, Figures in a City Landscape , 2006
  • BAALBAKI Ayman, The End, 2016-2020
  • Baalbaki, Yuk, 2012
  • Chaouki CHOUKINI, Le Cheval de Guernica, 2011
  • Chaouki CHOUKINI, Paysage au clair de Lune, 1978
  • CHOUKINI Chaouki, Petit Prince. Enfant de Gaza, 2010
  • Etel ADNAN, Paysage, 2014.
  • GUIRAGOSSIAN Paul, Groupe familial, 1968
  • Hala EZZEDDINE, Beyrouth, 2020
  • Hanibal SROUJI, Terre Mer XIII, 2013-14
  • Marc GUIRAGOSSIAN, Figure, 2017
  • Moazzaz RAOUDA, Femme, 1960
  • Mohamad EL RAWAS, The Conference of the Fish, 1990
  • Serwan Baran, Sans titre, 2020
  • Serwan BARAN, Sans titre, 2021
  • Tagreed DARGHOUTH, Olivier, 2020
  • Tagreed DARGHOUTH, The Abys calls forth the Abys, 2015
  • Yazan HALWANI, Aéroport, 2019
  • Zena ASSI, Tenir à un fil, 2012
  • MADI Hussein, Jardin d'Eden 1, 2006

 

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Un art à fleur de sable

Quel est ce mystère qui plane sur le Liban, qui fait naître tant d’artistes et de poètes depuis la nuit des temps ? Pourquoi ce pays nous apparaît-il si magnétique, lui qui a connu et connaît encore tant de malheurs ? L’Institut du Monde arabe revient sur l’histoire moderne et contemporaine de ce vivier créatif hors du commun, du lendemain de son indépendance en 1943 jusqu’à nos jours, scandée par des conflits et des crises allant de la guerre civile de 1975-1990 jusqu’à la terrible explosion du port de Beyrouth en août 2020. Sept décennies tumultueuses où se mêlèrent effervescences populaires, déchirures civiles, guerres et exils comme vecteurs de sentiments identitaires contradictoires. C’est dans cet antagonisme constant que le bouillonnement artistique de la mondialisation prospéra, donnant naissance à des œuvres prodigieusement singulières, dont plus d’une centaine réalisée par 55 artistes sont aujourd’hui révélées. Des peintures aux mille et une couleurs, des sculptures et objets avec autant de formes, des livres d’artiste, photographies et vidéos, des estampes, textiles et autres savoir-faire traditionnels se confondant aux installations contemporaines dans un somptueux mélange des genres. Onze jeunes lauréats de l’appel à projet « Beyrouth en une œuvre d’art » seront en outre révélés, inscrivant définitivement cet évènement dans le présent, entérinant par la même occasion les liens sacrés de Paris avec la capitale libanaise, ville-lumière de l’Orient.

Focus sur...
Hussein Madi
« Jardin d'Eden »

  • MADI Hussein, Jardin d'Eden 1, 2006

 

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Cette lithographie stylisée se compose d’un agencement de lignes droites plus ou moins grasses et de courbes nerveuses qui permettent à l’artiste de composer un univers analogue à celui des modernes européens tels Matisse ou Picasso, peuplé d’animaux, végétaux et figures humaines aux airs de masque de Tragédie grecque. Madi est influencé par le dessin abstrait de l’art islamique, les hiéroglyphes et écritures mésopotamiennes qu’il a étudiés toute sa vie.

Moazzaz Rawda
« Femme »

  • Moazzaz RAWDA, Femme, 1960

 

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Au croisement de l’Art premier et de l’abstraction géométrique, cette sculpture en bois est un bijou de modernité. Avec ses formes tranchées et organiques, « Femme » semble évoquer un fétiche coiffé d’un croissant de lune, comme une représentation mystique et atemporelle de la femme orientale. Moazzaz Rawda, en avance sur son temps, est considérée comme la première artiste abstraite du Liban et fut aussi l’une des premières femmes à conduire une automobile à Beyrouth.

  • Carl Gerges Projet de scénographie 2

 

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Autour de l’expo…
Un nouvel espace à l’IMA
Cet événement permettra d’inaugurer un tout nouvel espace d’exposition : « Le Cercle des donateurs ». Confié à l’architecte libanais Carl Gerges, figure de la jeune génération libanaise et également connu comme batteur du groupe iconique Mashrou’ Leila, cette initiative fait suite à l’incroyable donation du galeriste Claude Lemand qui a enrichi l’IMA de 1300 œuvres, venant augmenter de deux tiers sa collection d’art contemporain !



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