Exposition Pas Sommeil au musée des Beaux-Arts de Rennes : les noctambules mis à l'honneur dans toute la ville

Musée des Beaux Arts de Rennes
Du 11/06 au 18/09

 

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Voilà une proposition à laquelle nous n’avons jamais pu résister bien longtemps : rejoindre le dancefloor pour pouvoir vibrer au son des basses jusqu’au bout de la nuit. Nous n'imaginions pourtant pas que cet appel vienne un jour d’une institution muséale ! C’est désormais chose faite avec cette invitation du musée des Beaux-Arts de Rennes qui abrite aux côtés des Champs Libres et du Frac Bretagne une exposition collective d’envergure placée sous le signe de la fête et de ses doux excès. Et qui d’autres que Keith Haring, Marina Abramović ou Nan Goldin pour électriser la piste de danse ? Le rendez-vous Exporama revient pour une seconde édition artistique dans la métropole rennaise  en convoquant l'œuvre d’artistes noctambules parmi les plus talentueux des XXe et XXIe siècles. Des esprits libres qui explorent successivement les concepts de foules, de corps emmêlés et de regards fatigués pour dresser ensemble un large panorama du monde de la fête, de la kermesse du village au concert de rock, de la rave party à la culture queer. Dans un ballet tourbillonnant d’images, les visions du monde de la nuit se répondent. Le photographe allemand Andreas Gursky capture ainsi les rites quasi-religieux suivis par les fans de Madonna tandis que l'irremplaçable Diane Arbus pose son regard cru et engagé sur la jeunesse pailletée des années 70. Le vidéaste Clément Cogitore saisit les krumpers du ghetto de Los Angeles s’affrontant sur un remix des Indes Galantes alors que l’artiste britannique Gillian Wearing s’immortalise dansant ivre au milieu d’un centre commercial sur des morceaux qu’elle semble être la seule à pouvoir entendre. Derrière leurs objectifs, devant la caméra ou sous leurs pinceaux, les photographes et plasticiens conviés à la fête cristallisent le monde de la nuit autant comme un lieu de réjouissance universelle que celui de la résistance ou de la revendication sociale, identitaire et culturelle. Nous pénétrons dès lors dans un univers où tout est possible et où l’euphorie des débuts de soirée se heurte à la mélancolie des lendemains de fête. Pourvu seulement que la nuit soit belle.

 

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Focus sur…
La fête façon Keith Haring

Avec son style décontracté, ses lunettes rondes sur le nez, sa casquette sur la tête et ses baskets aux pieds, le plus cool des artistes américains a fait entrer le graffiti dans l’Histoire de l’art moderne. Dans les années 80, Keith Haring développe un univers visuel libre et festif dans lequel il représente ces silhouettes androgynes aux couleurs pop ourlées de noir gesticulant au son d’une musique imaginaire. Des personnages anonymes qui ont fait de l’artiste une icône de l’art contemporain. Derrière l’apparente gaieté de son œuvre, Keith Haring dénonce pourtant les travers d’une société américaine gangrénée par le racisme, l’homophobie ou la maladie.

MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE RENNES
Jusqu’au 18 septembre 2022
20 quai Émile Zola, 35000 Rennes

FRAC BRETAGNE
Jusqu’au 18 septembre 2022
19 avenue André Mussat,
35000 Rennes

LES CHAMPS LIBRES
Jusqu’au 18 septembre 2022
10 cours des Alliés, 35000 Rennes

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