Exposition Hugo Servanin aux Magasins Généraux : morphose
Les Magasins Généraux Du 16 mars au 7 mai 2023
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Hugo Servanin serait-il le nouveau docteur Frankenstein de l’art contemporain ? Impossible de ne pas songer au mythe du Prométhée moderne de Mary Shelley dans cette exposition futuriste défiant les lois de l’attraction. Distingué pour ses travaux autour du corps idéal, cet ancien pensionnaire de la prestigieuse Villa Médicis transforme les espaces des Magasins Généraux en un gigantesque laboratoire où naissent ses êtres hybrides à la croisée des mondes, des Géants faits de verre et d’argile, de plâtre et de résine, de métal et de végétaux et de véritables moulages de corps humains. Hugo Servanin leur donne vie en les remplissant d’eau, soigne leurs blessures avant de les assister dans leur déclin car rien ni personne ne peut lutter contre l’éphémérité d’un organisme. Le mot de passe de cette maternité d’un nouveau genre ? Morphose. Comprenez une chaîne de transformations corporelles interconnectées résumant le cycle de la vie lui-même réduit à cette seule exposition. Une fois rongés par les fluides, ses Géants sont momifiés, la résine cristallisant leurs corps pour l’éternité. En embaumant ainsi ses créations, le plasticien crée les rites d’une religion sans divinité… À moins que cet enfant prodige de l’art contemporain n’en soit déjà une.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
Du 27 janvier au 5 avril 2026 BnF - Site François Mitterrand
C’est une histoire d’amour qui n’a jamais pris fin. Celle d’une femme vêtue de noir, silhouette longiligne, regard de braise et voix de velours, qui chantait la fragilité comme on respire. Près de trente ans après sa disparition, Barbara revient sur scène – ou presque.
Du 14 février au 19 juillet 2026 Frac Ile-de-France : Le Plateau / Les Réserves
Peut-on vraiment finir une œuvre ? Pierre Bonnard, dit-on, n’y croyait pas. On raconte qu’il se glissait en douce dans les musées pour retoucher ses toiles, corriger une ombre, raviver un ton, incapable de s’en détacher.
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