Une mini-expo mode 100% gratuite signée Lanvin ? Direction l'adresse historique de la Maison Carita Faubourg Saint-Honoré pour admirer les robes vaporeuses et virevoltantes d'Alber Elbaz, l'éternel dandy à lunettes disparu en 2021.
Ce temple de la beauté tout juste restauré abrite jusqu’au 24 mars prochain une sublime exposition haute couture dédiée à la maison Lanvin. Ode à la féminité, cette installation-évènement visible quelques jours seulement célèbre l’amitié entre les sœurs Carita, pionnières de la coiffure adorées des stars qui se cachent derrière les coupes de Mistinguett, Joséphine Baker, Jean Seberg et sa coupe garçonne très stricte dans À bout de souffle ou encore Mireille Matthieu, et la célèbre maison de couture.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
Suivez-nous !
Inscrivez-vous
Gratuitement
Chaque semaine, les bons plans culturels du week-end