Théâtre : Cyrano, nez en l’air et verbe en fête au Théâtre de Antoine
THÉÂTRE ANTOINE Du 28 jan. au 27 avril 2025
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Oubliez le fier-à-bras tempétueux, place à un Cyrano tout en nuances, fin bretteur des âmes avant d’être ferrailleur des rues ! Sous la direction d’Anne Kessler, Edouard Baer s’empare du rôle-totem avec une élégance décalée, troquant la fureur contre une mélancolie incandescente. Ici, la célèbre tirade du nez devient un feu d’artifice d’esprit, où chaque mot fuse avec une sensualité inattendue.
Autour de lui, une troupe brillante fait vibrer la langue de Rostand, tour à tour lyrique et mordante. On rit, on frissonne, on se laisse porter par cette épopée théâtrale où l’amour se chuchote à l’ombre des vers. Cyrano n’a peut-être pas le visage de l’idéal, mais sous la plume de Baer, il se révèle plus beau que jamais : un homme, entier, vibrant, terriblement vivant.
Avec :
Alexia Giordano
Edouard Baer
Catherine Salviat
Tito El Francès
Aïtor de Calvairac
Grégoire Leprince-Ringuet
Atmen Kelif
Christophe Meynet
Rémi Briffault
Florent Hu
Telma Bello
Jeanne Fuchs
Gilles Gaston-Dreyfus
Pièce de : Edmond Rostand
Mise en scène : Anne Kessler de la Comédie Française, assistée de Maïa Godin Hadji-Lazaro
THÉÂTRE ANTOINE, 75010 Du 28 jan. au 27 avril 2025
Avec É. Baer
Du mar. au ven. à 21h, sam. 16h et 21h, dim. 16h (une semaine sur deux)
De 20 à 76 € Plus d'informations
Billetterie
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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