La Vénus de Prune Nourry à la Galerie Templon : une exposition sur le corps féminin
Galerie Templon Du 11 janvier au 1er mars 2025
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Et Prune Nourry... créa la femme. Déjà mère des Terracotta Daughters – une armée de fillettes en terre cuite enterrée dans un lieu secret caché en Chine, érigée en rempart contre la politique de l’enfant unique –, l’amazone de l’art contemporain poursuit ses explorations autour du corps féminin en donnant naissance à de nouvelles créatures aux courbes pleines, douces et sensuelles : des déesses modernes. En attendant le futur règne de ses Vénus dionysiennes dans l’atrium de la Gare Saint-Denis Pleyel, Prune Nourry nous présente leurs petites sœurs dans l’intimité feutrée de la Galerie Templon. Des œuvres nées de femmes ordinaires aux parcours tourmentés, parfois cabossées par la vie mais qui ont pourtant accepté de poser nues.
Dans cet exercice difficile, certaines ont dévoilé plus que leur intimité, livrant une part d’elles-mêmes. En modelant leur corps de ses doigts, l’artiste transforme la chair en mythe et fait de ces inconnues de puissantes déités, à la fois vulnérables et invincibles, fragiles mais fières. Articulée autour d’une trentaine de moules, de huit petits bronzes, d’une sculpture à taille humaine et d’un film documentaire, l’exposition amorce un dialogue silencieux avec une divinité ancienne, icône de féminité pas plus haute que quinze centimètres et symbole de fécondité universelle admirée de Picasso, Brassaï et Giacometti : la Vénus de Lespugue.
GALERIE TEMPLON Du 11 janvier au 1er mars 2025
28 rue du Grenier-Saint-Lazare, 75003- M° Rambuteau (11)
Du mardi au samedi 10h-19h, fermé dimanche et lundi
-Entrée libre- Plus d'informations ici
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
Ils ont sauté avant de savoir voler. Avant les avions, avant les moteurs fiables, avant l’industrie, il y a ce moment précis : celui où l’on quitte le sol sans certitude de revenir entier. À Saint-Cloud, à la fin du XIXᵉ siècle, des femmes et des hommes montent dans des ballons, des dirigeables bricolés, des machines fragiles.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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