Du 4 mai au 1er septembre 2018 - Hôtel de Ville //
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A l’occasion du 50e anniversaire de Mai 68, le photographe Gilles Caron s’expose pour la première fois à Paris, et en grand. Il faut dire qu’à à peine 30 ans, le photoreporter a saisi brillamment ce temps de changement, porté par un mouvement de jeunesse sans précédent : ce sont ces acteurs que Gilles Caron immortalise dans ses clichés, en noir et blanc. Il en révèle ainsi les icônes – de Daniel Cohn-Bendit aux anonymes de la foule riche en convictions – à travers 300 photographies, pour certaines inédites. Nourri par l’actualité, il exploite cette période d’effusion intense, pour en faire un épisode ultra productif dans sa carrière. Il en capture sa révolte sociale sur tous les fronts, des combats étudiants à la lutte féministe en passant par le cinéma de la Nouvelle Vague et les débuts de Médecin Sans Frontières.
L’exposition offre ainsi l’une des visions les plus ouvertes et sensibles de Mai 68, grâce à l’œil contemporain, plongé dans le présent du photoreporter. Car Gilles Caron, c’était aussi donner à voir l’actualité mondiale : en 1968, il couvre le drame du Biafra, cette guerre au Nigéria qui a fait prendre conscience au monde entier et de manière terrible, la réalité du tiers-monde.
For the 50th May 68’s birthday, the Hôtel de Ville organizes an exhibition about the reporter and photographer Gilles Caron.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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