Exposition reportée à octobre 2018 - Galerie Taglialatella //
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Si l’on connaît Ivan Messac avant tout pour la fresque qu’il réalisa pour les couloirs de l’Université de Nanterre en 1969, et qui fut restituée par impression numérique cette année, l’artiste engagé se passionne aussi pour d’autres expressions artistiques. À la Galerie Taglialatella, c’est le mariage entre la peinture et la danse qu’il a exploité. Avec l’exposition « Danse des Pinceaux / Brushes Ballet », il rappelle cet objectif constant dans la peinture, celui de rendre le mouvement.
De Matisse à Degas, puis des collaborations entre peintres et chorégraphes comme Picasso et Sonia Delaunay, Ivan Messac en fait des œuvres plutôt dotées d’humour. Car dans ses peintures, les artistes qu’il représente n’arrivent pas à croquer leurs modèles danseurs comme ils le voudraient : ils usent alors de stratagèmes pour les saisir dans leur posture, leur mouvement. Devant ces tentatives désespérées, le modèle est bien souvent le premier à craquer : un de ces derniers s’enfuit même de la toile, tandis qu’un peu plus loin, c’est le peintre qui tente de résister face à la nudité de la gracieuse danseuse. Ou comment revisiter un thème classique grâce à une pointe de moquerie.
Ivan Messac revisites for this exhibition the classic topic about dance in painting, thanks to bright colours and a lot of humour.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
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