Qu’est-ce qu’être au ban, être à part, à côté d'un monde, à côté des autres ? C’est la question que pose l’exposition BAN organisée par les Magasins Généraux avec le Red Star Lab, association de football qui célèbre l’ouverture d’esprit. Le second volet de cette manifestation, entamée à l’automne dernier, rassemble onze photographes autour d’une réflexion singulière sur la mise à l’écart et l’exclusion que provoquent le rejet de la différence.
Chacun d’entre-eux partage avec nous sa vision douce et originale qu’il porte sur un lieu, une situation, un groupe ou un paysage. On y voit une voiture transformée en abri, des vêtements et des papiers journaux servant d’isolant de fortune ; des jeunes jouant sur un terrain vague quelque part en Afrique, ou s’amusant dans la nature à moitié nus ; un travesti au look coloré tout droit sorti du film Priscilla, folle du désert ; ainsi que de nombreux portraits d’habitants de banlieue, saisis au cœur de leur quotidien.
Le saviez-vous ?
Au fil de l’histoire de la langue française, le mot « ban » a tour à tour désigné l’idée de commandement et de chef, avant de se transformer en une obligation, une soumission à une juridiction, pour renvoyer enfin au groupe, à la bande ou à la faction.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
GALERIE RABOUAN MOUSSION Du 25 avril au 30 mai 2026
Et si les plantes n’avaient pas évolué sous notre ciel ? Si, ailleurs, sous d’autres forces gravitationnelles, d’autres champs magnétiques, le végétal avait pris des formes inattendues ? Vincent Fournier imagine un monde parallèle – une exoplanète potentiellement habitable, baptisée Prima Sidera – où la flore aurait suivi une trajectoire radicalement différente.
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