Exposition Akseli Gallen-Kallela : Mythes et Nature finlandais au Musée Jacquemart-André

Musée Jacquemart-André
Du 11 mars au 25 juillet 2022

Cela faisait 10 ans qu’aucune exposition ne lui avait été consacré. Akseli Gallen-Kallela reste encore méconnu du grand public et le Musée Jacquemart-André nous propose de redécouvrir le travail extraordinaire de l’un des artistes les plus emblématiques du génie finlandais au tournant du XXe siècle. S’il est à l’époque une véritable icône en Scandinavie c’est avant tout pour ses fresques monumentales illustrant des épisodes du Kalevala, l’épopée nationale finlandaise. Des œuvres puissantes qui triomphèrent lors de l’Exposition Universelle de 1900 et qui participèrent grandement à l’élaboration d’une identité nationale pour son peuple. Mais nous allons aller plus loin ici en découvrant un messager d’un genre nouveau, un artiste qui expérimente, passant avec une fluidité déconcertante du réalisme au symbolisme, imprégnant ses œuvres d’une tonalité tantôt naturaliste tantôt décorative voire des deux. Mais ce qui nous frappe dans ce travail polymorphe c’est la dimension spirituelle constante de ses œuvres, cette quête incessante d’un idéal artistique mêlant douceur de vivre et mythes ancestraux. Des toiles empreintes d’universalité, comme si le temps n’avait aucune prise sur son monde. Un art qui invite à la méditation, s’affranchissant des représentations de son temps, écartant toute trace de modernité urbaine pour ne garder que la beauté époustouflante des terres glaciaires de sa Finlande natale ; ses innombrables lacs, ses neiges éternelles baignées d’une lumière nordique, ses brumes qui enveloppent d’impénétrables forêts... Une véritable ode à la nature, sauvage, presque sacrée, habitée par un silence apaisant, dans une harmonie parfaite. Gallen-Kallela a réussi sans le savoir à façonner notre imaginaire collectif autour de l’identité du paysage finlandais, nous livrant ici des images si familières qu’elles en deviennent troublantes.

 

37

Cap au Nord ! Le Musée Jacquemart-André nous emmène sur les terres glaciaires de la Finlande, pays d’origine du grand Akseli Gallen-Kallela, peintre nationaliste virtuose de la toute fin du XIXe siècle. L’un des artistes les plus emblématiques du génie finlandais nous apparaît cependant ici auréolé d’une gloire nouvelle. À pas feutrés, nous pénétrons dans l’univers intime du peintre scandinave qui, après une vie de bohème à Paris, répond à l’appel de sa terre natale. À son retour de France, l’artiste dépeint avec un lyrisme incomparable les territoires reculés de Finlande, ses nombreux lacs, ses vastes plaines et ses forêts impénétrables, fixant dans l’imaginaire collectif l’identité du paysage finlandais. Une nature sauvage et impétueuse cristallisée ici sous la forme de paysages habités, animés par une émotion sacrée. À travers la sélection d’une soixantaine d’huiles sur toiles, le musée nous propose ainsi un somptueux voyage le long des côtes finlandaises, riche de paysages contrastés baignant dans une lumière douce, presque surnaturelle. Une balade à ciel ouvert absolument mythique.

 

1

MARY GALLEN-KALLELA

Dès son retour de Paris, Akseli Gallen-Kallela fait construire une maison-atelier au bord d’un lac, loin du tumulte de la ville et de la modernité. Là-bas, le peintre observe la nature environnante, peint ses habitants et tente de concrétiser l’idéal artistique qui s’exprime dans son œuvre. Une douceur de vivre qui accompagne l’artiste dans ses créations les plus intimes. Ici le peintre immortalise son épouse brodant calmement sur le porche de leur foyer. Un portrait en extérieur baigné de lumière, véritable ode à la nature, réalisé en hommage aux deux amours de sa vie : sa femme Mary et la Finlande.

 

1

UN RÉCIT FINLANDAIS

Si l’exposition fait la part belle à ses somptueux paysages naturalistes, Akseli Gallen-Kallela reste aujourd’hui célèbre en Scandinavie pour ses grands tableaux figuratifs illustrant des épisodes du Kalevala, l’épopée nationale finlandaise. L’artiste caressa de son vivant divers mouvements artistiques, adoptant un changement plastique et formel au fil de ses peintures. Le peintre signa notamment une série de toiles mythiques, très loin de ses travaux habituels. Des œuvres saisissantes qui ornèrent le célèbre pavillon finlandais de l’Exposition Universelle de 1900 et qui participèrent grandement à l’élaboration d’une identité nationale pour son peuple.

Tentez de gagner votre place pour cette exposition lors de notre événement La Grande cueillette de la culture le 3 juillet au Palais Royal. Plus d'informations sur l'association Culture and the City ici.

 

6

 


Vous aimerez aussi…

Schoffel - Statue Kakame Imunu Turamarubi - (c) Studio Asselberghs
  • Actu

Le Parcours des Mondes

Parcours des mondes
Du 8 au 13 septembre 2026

Fête ses 25 ans Il faut avoir marché rue de Seine, rue Bonaparte, et rue Jacques-Callot au début de septembre pour comprendre l’esprit du Parcours des Mondes. Pendant six jours, une cinquantaine de…

rosas-premiere-rosas-danst-rosas-2026-c-anne-van-aerschot-rosasd
  • Actu
  • Spectacles

Rosas Danst Rosas

Chaillot – Théâtre national de la Danse
Du 10 au 17 septembre 2026

Une pièce culte de la danse contemporaine retrouve la scène de Chaillot : Rosas danst Rosas

La flotte française se rendant de Cherbourg à Brest, 1858
  • Découverte
  • Classique

La Marine et les peintres au Musée national de la Marine

MUSÉE NATIONAL DE LA MARINE DE PARIS
Du 13 mai au 2 août 2026

De Richelieu à Manet, 400 ans de peinture maritime au Musée de la Marine — quand la mer passe de l'instrument du pouvoir à la liberté du regard.

Capture d’écran 2026-03-04 105351
  • Gratuit
  • Incontournable

Exposition Moi et les autres, regards d’artistes sur nos vies en ligne, à la Fondation Groupe EDF

FONDATION GROUPE EDF
Jusqu’au 27 septembre 2026

Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.