Jeveuxjeveuxjeveux! Au Mouffetard, un spectacle poétique et onirique pour toute la famillle
Sur une scène immaculée, des comédiens magnétiques font jaillir la beauté romanesque des contes de fées grâce à une mise en scène remarquable et d’une simplicité rafraîchissante. Qu'est-ce que grandir et vivre dans un monde où la nature, qui a toujours tant donné, peut aussi d'un coup tout reprendre ? Ilka Schönbein et Laurie Cannac signent l’adaptation de deux contes de Grimm, accompagnées de leur consœur Erika Faria de Oliveira. Elles continuent ainsi leur exploration des contes de fées qui révèlent nos conflits intérieurs et sur ce qu’ils renvoient de notre société. Sur un plateau presque nu, la mise en scène d’une précision remarquable, d’une simplicité rafraîchissante servie par des interprètes magnétiques, fait jaillir la beauté romanesque de matériaux humbles et épurés.Tout en finesse, les manipulations poétiques de la compagnie Graine de Vie nous tendent le miroir magique et malicieux des contes, pour y regarder notre humanité, en prise avec les bouleversements écologiques et sociétaux. Un délice pour les yeux et pour les cœurs, à savourer en famille.
Ils ont sauté avant de savoir voler. Avant les avions, avant les moteurs fiables, avant l’industrie, il y a ce moment précis : celui où l’on quitte le sol sans certitude de revenir entier. À Saint-Cloud, à la fin du XIXᵉ siècle, des femmes et des hommes montent dans des ballons, des dirigeables bricolés, des machines fragiles.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
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