La folle exposition d'Olivier Ratsi à la Galerie Bigaignon : en images
Galerie Bigaignon Jusqu’au 3 octobre 2024
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Un tourbillon de néons en apesanteur, c’est la folle installation qu’Olivier Ratsi nous présente pour une rentrée électrisante. Envoutés par ce dégradé de couleurs pop, nous sommes emportés dans un étrange élan circulaire et fragmenté. S’élevant à plus de cinq mètres du sol, ses 60 tubes luminescents trônent en majesté dans la galerie, devenue le temps d’une exposition un temple de lumière énigmatique, nous plongeant dans un instant figé, irradiant, hypnotique. Ici l'artiste tente d'arrêter le temps, tel un photographe qui capture l’instant dans le vif du mouvement. Derrière cette pluie de couleurs rayonnantes, l’artiste nous raconte ici l’histoire d’un mythe, celui de la chute tragique d’Icare. C’est précisément cette déflagration, l'instant fugace qui précède l'effondrement du fils de Dédale, que Ratsi saisit dans cette installation monumentale. Entre élan empêché et espoir déchu, cette œuvre époustouflante s’impose comme un véritable hymne à la légèreté et l’apesanteur, nous rappelant qu’aussi belle soit l’ascension, le vertige de la chute peut toujours nous surprendre.
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GALERIE BIGAIGNON Jusqu’au 3 octobre 2024 18 rue du Bourg-Tibourg, 75004 - M° Hôtel de Ville (1/11)
Du mar. au sam 11h-19h, fermé dim. et lun.
Entrée libre Plus d'informations
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Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Le clair-obscur. Un mot qui convoque immédiatement Caravage, ses figures happées par la lumière, ses corps surgissant de la nuit. Une révolution picturale qui, au XVIIᵉ siècle, bouleversa la peinture en faisant de l’ombre un lieu de vérité.
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