TOP : Les expositions gratuites à voir à Paris du 22 au 28 septembre 2026
Quelques-unes ferment bientôt leurs portes, d'autres viennent tout juste d'ouvrir. Voici les expositions parisiennes à voir gratuitement du 22 au 28 septembre, des réserves de la BnF à la cour de l'Hôtel de la Marine.
Le Salon des Beaux Arts 2026 à l'Orangerie du Sénat : la seconde session
Le Salon se joue en deux temps, et c'est la seconde manche qui s'ouvre ici. Après la peinture et la sculpture, l'Orangerie du Sénat passe à la céramique, au naturalisme, au papier et à la photographie. C'est le seul Salon labellisé 400 ans de la Marine : on y voit les clichés rapportés d'escale en escale par les officiers-élèves de la Jeanne d'Arc, exposés en tirages numérotés.
ORANGERIE DU SÉNAT
Du 24 au 29 septembre 2026
Leonora Carrington, l'art des transmutations, à la galerie Almine Rech
Le musée du Luxembourg a refermé sa rétrospective le 19 juillet, et on la croyait repartie pour dix ans. Elle revient rue de Turenne par une autre porte : celle des sculptures, des tapisseries, des bijoux et des décors de théâtre. Almine Rech fait le pari qu'aucun musée n'avait fait, sortir Carrington du seul chapitre surréaliste et suivre ses créatures hybrides de la surface au volume, du récit à l'objet.
ALMINE RECH - TURENNE
Du 8 septembre au 10 octobre 2026
Underground ! La presse alternative des années 70 à la BnF François-Mitterrand
Ces journaux-là n'étaient pas faits pour durer : tirés à quelques milliers, composés à la colle et au cutter, lus puis jetés. La BnF en a pourtant gardé les piles et les sort de ses réserves, maquettes bricolées, titres tremblés, colères imprimées à la main. On vient voir des documents, on repart en ayant vu du graphisme.
BnF FRANÇOIS-MITTERRAND
Jusqu'au 18 octobre 2026
Johan Creten, Les Chiens de Pavlov, à la galerie Perrotin
Le titre annonce une expérience sur le conditionnement, et c'est bien de cela qu'il s'agit : les céramiques émaillées de Johan Creten attirent l'œil avant qu'on ait décidé de les regarder, puis le retiennent plus longtemps qu'on ne voudrait. C'est l'accrochage de rentrée de Perrotin, et comme toutes les galeries, il est gratuit, ce qu'on oublie trop souvent.
PERROTIN
Du 5 septembre au 10 octobre 2026
Sumo, forces sacrées, à la Maison de la culture du Japon à Paris
Une poignée de sel jetée sur la terre battue, un pied qui frappe le sol, la longue respiration de deux géants face à face. La télévision coupe toujours cette partie-là pour ne garder que les quelques secondes de combat ; la Maison de la culture du Japon montre exactement le reste. L'entrée est libre, la plongée est rare.
MAISON DE LA CULTURE DU JAPON À PARIS
Jusqu'au 26 septembre 2026
Simulacres, nouvelle vérité des images, aux Magasins Généraux de Pantin
L'exposition part d'une question simple et désagréable : que reste-t-il du réel quand l'image ne le copie plus mais le fabrique ? Les Magasins Généraux y consacrent leur grande exposition de saison, dans une ancienne halle en béton qui vaut à elle seule le déplacement. Le doute est la seule chose qu'on en rapporte, et Pantin est au bout de la ligne 5.
MAGASINS GÉNÉRAUX
Jusqu'au 27 septembre 2026
Olivier Debré, la peinture en scène, au Pavillon comtesse de Caen
Avant le spectacle, il y a le rideau. Olivier Debré en a peint, c'est-à-dire des tableaux immenses, destinés à être regardés une minute avant qu'on les relève. Le Pavillon comtesse de Caen montre ce que devient la peinture quand elle accepte d'être décor, le temps d'un accrochage bref.
PAVILLON COMTESSE DE CAEN
Jusqu'au 27 septembre 2026
Astre Mobile dans la cour de l'Intendant de l'Hôtel de la Marine
Une automobile est garée dans la cour de l'Intendant. Elle ne démarrera pas, elle ne roulera nulle part, et c'est très exactement la raison de sa présence. Une voiture y décide d'être une sculpture, dans l'une des plus belles cours du 8e, et sans billet pour l'Hôtel de la Marine.
COUR DE L'INTENDANT DE L'HÔTEL DE LA MARINE
Du 9 septembre au 4 octobre 2026
L'église Saint-Eustache, centre d'art, et Le Souffle de Lydie Arickx
Saint-Eustache fonctionne depuis des années comme un centre d'art qui ne dit pas son nom. En ce moment, Le Souffle de Lydie Arickx y déploie sept mètres de sculpture sous des voûtes gothiques, le genre de rencontre entre une œuvre et un lieu qu'aucun musée ne peut fabriquer. Ouvert tous les jours, et l'entrée est libre comme dans toutes les églises.
ÉGLISE SAINT-EUSTACHE
Jusqu'au 29 septembre 2026
Les voies du dessin, la main de l'architecte, à la galerie de l'Académie des Beaux-Arts
Avant la pierre, le béton et le verre, il y a un trait qui cherche sa forme. L'Académie des Beaux-Arts expose ce moment-là : le dessin d'architecte avant le chantier, avant le client, avant le compromis. Le tout sous la verrière de la galerie Vivienne, ce qui ne gâche rien.
GALERIE DE L'ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
Jusqu'au 3 octobre 2026
Julie Glassberg, l'être et le néon, au Pavillon Carré de Baudouin
On attend du néon qu'il découpe et qu'il durcisse. Chez Julie Glassberg, il enveloppe. C'est tout le paradoxe de ces photographies, et une bonne raison de monter jusqu'à Ménilmontant, le Carré de Baudouin étant l'un des plus beaux lieux gratuits de l'est parisien, nocturne le jeudi jusqu'à 20h30.
PAVILLON CARRÉ DE BAUDOUIN
Jusqu'au 3 octobre 2026
Daniel Brush, l'art de la ligne et de la lumière, à l'École des Arts Joailliers
Un grain d'or de dix microns, posé sur une surface d'or, soudé sans qu'aucune trace ne reste visible : la technique s'appelle la granulation, et Daniel Brush en a fait l'œuvre d'une vie. L'École des Arts Joailliers, boulevard Montmartre, lui donne ses salles, et ouvre ses portes gratuitement toute l'année.
ÉCOLE DES ARTS JOAILLIERS
Jusqu'au 4 octobre 2026
Paris, ouvert la nuit, à la Galerie Roger-Viollet
L'agence Roger-Viollet ne montre pas seulement des photographies : elle ouvre sa chambre noire à la mémoire de la ville. Ici, c'est Paris après la fermeture, celle que la photographie documentait bien avant que les téléphones s'en chargent. Une galerie rue de Seine, gratuite, à deux pas de l'Institut.
GALERIE ROGER-VIOLLET
Jusqu'au 3 octobre 2026
Kimihito Okuyama, les œuvres du temps, au musée Roybet-Fould de Courbevoie
Chez Kimihito Okuyama, le temps ne passe pas : il s'accumule, se grave et laisse des traces. Le musée Roybet-Fould lui donne ses salles jusqu'à la Toussaint, dans le parc de Bécon, la seule de cette sélection à sortir de Paris, et elle le mérite.
MUSÉE ROYBET-FOULD
Jusqu'au 1er novembre 2026

















