La féminité se conjugue au pluriel, parfois même au masculin, elle se renouvelle sans cesse au fil des années, nous prouvant qu’elle n’est pas figée dans un stéréotype en particulier. Lorsqu’elle s’habille aux couleurs de la Maison Chloé, elle se fait à la fois chic et désinvolte. Foncièrement parisienne, elle est jeune et effrontée. Une figure unique, qui a pourtant porté de nombreux visages à mesure que la marque avançait, de la fondatrice Gaby Aghion aux femmes qui incarneront les Chloé girls par la suite. Ce que revendique la Maison, c’est un état d’esprit, celui d’être une femme libérée qui ose être elle-même, quel que soit le physique de celle qui la représente. Mais la maison Chloé passe aujourd’hui un cap supplémentaire avec l’ouverture de son espace culturel artistique. Destiné à accueillir événements et expositions rendant hommage aux diverses féminités, il poursuit la mission de la marque et de ses égéries. Pour inaugurer cet espace, qui mieux que Guy Bourdin alors ? Photographe ayant le plus grand nombre d’éditoriaux de mode consacrés aux créations Chloé, c’est tout naturellement qu’il devait prendre place pour ouvrir le bal. Dans ses clichés on peut percevoir la dichotomie entre la femme explosive et bohème, les deux parties d’un tout, mais on s’aperçoit surtout, au premier coup d’œil d’une certaine joie de vivre qui transparaît, de cette audace teintée d’élégance.
Maison Chloé Du 4 juillet au 6 septembre 2017 28 Rue de La Baume, 75008 - M° Miromesnil (9/13) Entrée libre sur réservation : chloe.com/bourdin
FONDATION AZZEDINE ALAÏA Du 1ᵉʳ décembre 2025 au 24 mai 2026
En 1956, le jeune Azzedine Alaïa, tout juste arrivé de Tunis, franchit pour la première fois les portes de la maison Christian Dior. Il y effectue un stage éclair, observe les gestes précis des petites mains, l’allure des mannequins, le ballet silencieux d’un atelier en pleine effervescence. Il n’oubliera jamais ce moment : la naissance d’une vocation, dans le sillage du couturier qu’il considérait comme un dieu.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
GRILLES DU JARDIN DU Luxembourg jusqu'au 19 juillet
Les icebergs se fissurent. Les déserts avancent. Les rivières changent de lit. Ce que photographie Thibault Gerbaldi, c’est le mouvement, l’impermanence, la transformation. Du Groenland à la Namibie, de l’Islande à la Mongolie, ses images mettent en regard deux forces : celle des paysages, immenses, en mutation constante, et celle des êtres humains, minuscules à l’échelle géologique, mais étonnamment résistants.
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