"Ne pas toucher", cette règle inconditionnelle de rigueur dans les musées, n'est pas de mise en ce qui concerne les sculptures de Felix Semper. Felix Semper était maçon à l’origine… Il travaillait des matières lourdes, massives, des matières de construction. A en regarder ses sculptures, on jurerait qu’elles sont en pierre, en marbre, ou en résine… Eh bien non, elles sont faites de papier, des milliers de feuilles superposées et extensibles à l’infini… Enfin des œuvres que l’on peut, et que l’on doit même, toucher ! Regardez un peu ces démonstrations incroyables de l’artiste qui les déplie à l’infini tel un accordéon. Son crédo à lui, c’est la pop-culture, des objets de tous les jours, un paquet de chips, des chaussures, bob l’éponge aussi… De l'art, mais ludique s'il vous plaît !
Pour Felix Semper, l’art est un jeu, auquel tout le monde est invité. L’artiste décline désormais ses célèbres sculptures de papier, en version bois, vinyle, et même livres… jouant ainsi sur le sujet de l’œuvre autant que sur sa matière. Un jeu qui n’est pas donné pour autant puisqu’une sculpture vous coûtera environ 10 000 dollars.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
À première vue, les tableaux de Danielle Orchard semblent presque simples : des femmes allongées, qui lisent, fument, se baignent ou dérivent dans une rêverie silencieuse. Des corps paisibles dans des intérieurs feutrés. Pourtant, sous cette quiétude apparente, quelque chose travaille la surface. La galerie Perrotin présente de nouvelles peintures qui approfondissent la recherche de l’artiste autour de la figure féminine et de l’histoire moderne de la peinture.