Rune Guneriussen, artiste d’origine norvégienne, est une sorte de poète de la nature, apprivoisant par le land art et la photographie, l’environnement qui l’entoure. De ses installations éphémères créées en pleine forêt, il réalise des clichés conceptuels, qu’on croirait tout droit sortis d’un conte de fées.
Qu’il suspende des abat-jours vintages aux arbres ou qu’il pose des mappemondes lumineuses dans la neige immaculée, ses œuvres sont saisissantes et émouvantes par leur caractère nostalgique et fantastique. Par ces touches de lumière, il illumine des paysages que l’on ne regarde peut-être plus suffisamment, et qui attendent patiemment que quelqu’un les révèle. Ainsi, c’est une sorte de parcours immersif et onirique qui s’offre à nous : prise de conscience et contemplation sont bien sûr au rendez-vous.
Jusqu'au 30 septembre 2018, les œuvres de Rune Guneriussen sont exposées au Centre d'art contemporain de la Matmut à Saint-Pierre-de-Varengeville.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
À première vue, les tableaux de Danielle Orchard semblent presque simples : des femmes allongées, qui lisent, fument, se baignent ou dérivent dans une rêverie silencieuse. Des corps paisibles dans des intérieurs feutrés. Pourtant, sous cette quiétude apparente, quelque chose travaille la surface. La galerie Perrotin présente de nouvelles peintures qui approfondissent la recherche de l’artiste autour de la figure féminine et de l’histoire moderne de la peinture.