Spectacle - Guys and Dolls, a Musical Fable Of Broadway

PARIS -
Jusqu'au 27 juillet 2019 -
Théâtre Marigny //

 

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Guys and Dolls, c’est l’Amérique en technicolor… Peu, voire pas du tout connue en France, cette pièce culte du répertoire de Broadway débarque à Paris. Il faut dire que le Théâtre Marigny voit grand en nous proposant, de mars à juillet, une pièce particulièrement réjouissante, qui fleure bon le printemps - saison des amours par excellence.

Deux couples se créent, se font et se défont sur un thème intemporel, qui oppose les « bad boys/girls » (ici, les joueurs invétérés des bas-fonds new-yorkais et les danseuses de cabaret), aux « good girls/boys », les missionnaires qui souhaitent sauver les âmes corrompues du vice et de la décadence morale. L’amour triomphera-t-il ?

La version que nous propose le metteur Stephen Mear plaira sans doute aux Parisiens : un brin canaille et avec des numéros de danse dignes de Chantons sous la pluie. Le jeu des « triple threats » (acteurs, danseurs et chanteurs talentueux venus du Royaume-Uni) est moins innocent et moins exalté : tout se joue dans la danse et le comique de situation. Tel un tourbillon de couleurs et de lumières, les personnages nous entrainent en virevoltant dans leurs péripéties pathétiques et comiques, et la deuxième partie du show nous bluffe, avec un premier numéro exotique et exaltant…

Monument de la Comédie musicale, les chansons et les numéros de Guys and Dolls vivent dans l’inconscient collectif américain. On recommande chaudement ce voyage américain, pour découvrir une facette de cet art typiquement anglophone et pour l’amour du divertissement made in America !

Créé à Broadway en 1950, Guys and Dolls fut un grand succès critique et populaire avec 1200 représentations et cinq Tony Awards en 1951. Guys and Dolls a été adapté au cinéma en 1955 par le réalisateur Joseph L. Mankiewicz avec au casting Marlon Brando, Frank Sinatra, Jean Simmons et Vivian Blaine. Le film est sorti en France en 1957 sous le titre : Blanches colombes et vilains messieurs.

L’histoire est bâtie sur la confrontation de deux univers : celui des truands newyorkais et les âmes pures des jeunes missionnaires de Save-a-Soul (l’équivalent de l’Armée du Salut). L’intrigue se noue à partir de cet archétype sur un pari stupide : Nathan Detroit (patron de tripot) met Sky Masterson (parieur invétéré) au défi de séduire l’une des jeunes filles de l’orchestre de la mission – la belle Sarah Brown – et de l’emmener dîner à La Havane. Pari ingagnable ou imperdable en théorie… mais les mauvais « Guys » ont du cœur et les « Dolls » ne sont pas aussi effarouchées que cela. L’amour finit par réunir les contraires. Dans la chanson phare du musical, « Luck be a Lady », reprise par Frank Sinatra, Sky chante à Sarah : « Stick with me baby, I’m the guy that you came in with ».

STEPHEN MEAR
Metteur en scène

Né au Royaume-Uni, danseur, chorégraphe et metteur en scène, Stephen Mear a été maintes fois distingué pour son travail dans l’univers de la comédie musicale, notamment couronné par le prestigieux « Laurence Olivier Award » de la meilleure chorégraphie, en 2005 pour Mary Poppins et en 2010 pour Hello Dolly !. Très présent sur les scènes londoniennes, Stephen Mear a participé à la redécouverte du musical initiée par Jean-Luc Choplin au théâtre du Châtelet. II a notamment chorégraphié On the Town en 2008, Singin’ in the Rain en 2015 et mis en scène 42nd Street, en 2016. Il a chorégraphié Guys and Dolls pour le Milwaukee Repertory Theater en 2017.

« Je souhaite insuffler à cette production toute la vibration du coeur de Manhattan, en saisissant avec justesse l’esprit et la vision de Runyon, celle d’un New York romantique, excitant et glamour sans perdre de vue que c’était alors une cité mal famée où la vie quotidienne était dangereuse. Une attention particulière est à apporter aux personnages pour restituer leur vérité car je sais que Runyon s’est inspiré, pour la majorité d’entre eux, de personnes qu’il connaissait réellement notamment de vrais joueurs et de vrais gangsters. Dans la mesure où le show est très masculin dans sa dynamique, je souhaite faire émerger les deux principaux caractères féminins, les
rendre présents sans faire de contre-sens sur leur comportement. Je suis très impatient et heureux de donner une nouvelle vie à cette production ».

Théâtre Marigny
Jusqu'au 27 juillet 2019
Carré Marigny, 75008
M° Station Champs Elysées Clemenceau (1)
Tarifs : 20 à 79 €


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