Exposition Giuseppe Penone au Centre Pompidou : les 241 créations dessinées de l'artiste
Centre Pompidou Du 19 octobre 2022 au 6 mars 2023
8
Aux grands génies, les grandes rétrospectives. Giuseppe Penone, pilier de la création moderne et du mouvement de l’Arte Povera, investit le Centre Pompidou de ses créations sensibles, qui visent à cerner l’incernable. S’il est davantage connu et reconnu pour ses qualités de sculpteur, ce sont 241 dessins, qui sont ici exposés, illustrant le processus créatif de cet artiste singulier. L’argile, le bois, la pierre, le bronze … tous les matériaux rudimentaires chers à Penone sont présents dans ce panorama exhaustif, qui questionne l’incessant dialogue poétique entre la nature humaine et son environnement. Au fil des créations, l’exposition donne à voir les questionnements de l’artiste, constamment à l’écoute de l’écoulement délicat de l’eau, de la force tranquille du vent, mais surtout de la fragilité du végétal. Privilégiant le geste créateur au produit fini et refusant l’utilisation des médiums artistiques traditionnels, c’est un voyage fondé sur les sens qui nous est ici proposé. À travers les aquarelles fruitières, mises en parallèle avec des silhouettes humaines, est sublimée la nature et ses éléments, est interrogée la notion du temps qui passe… Véritables allégories poétiques, ces révélations de l’invisible bousculent nos certitudes sur l’apparemment immuable, et nous convient à une osmose plus fondamentale avec nos espaces environnants.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Il y a chez Shirley Jaffe une manière unique de faire vibrer la surface. Des formes nettes, tranchées, presque découpées, qui semblent flotter dans un espace blanc devenu champ actif. La Galerie Nathalie Obadia rend hommage à l’artiste américaine dix ans après sa disparition à travers douze peintures couvrant plus de cinquante ans de création.
Suivez-nous !
Inscrivez-vous
Gratuitement
Chaque semaine, les bons plans culturels du week-end