Nos images de l'exposition Le Paris de la modernité au Petit Palais
Petit Palais Du 14 novembre 2023 au 14 avril 2024
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Que peuvent bien avoir en commun Pablo Picasso, Le Douanier Rousseau et Amedeo Modigliani ? À l’exception de leur célébrité et de leur immense talent, pas grand-chose. Tous font pourtant le pari de la modernité aux premières lueurs du XXᵉ siècle en ne partageant pas un style, ni même une école, mais une histoire commune, un idéal, voire pour certains, un destin dans la plus belle ville du monde...
Après avoir célébré le Paris romantique du XIXᵉ siècle et les heures fastes de la Belle Époque, le Petit Palais ressuscite l’effervescence d’une ère endiablée durant laquelle la capitale voit naître puis éclore la violence expressionniste d’un Chaïm Soutine ou la folie géométrique d’un Robert Delaunay. Entre le scandale de la cage aux fauves en 1905 et le triomphe de l’Art déco vingt ans plus tard, cette exposition trépidante aborde ainsi avec originalité cette période fascinante de l’Histoire de l’art marquée par ses ruptures, sa Première Guerre mondiale, ses avancées technologiques et sa place croissante accordée aux femmes. En mêlant l’art de la mode à celui du cinéma, de la peinture et de la photographie, le Petit Palais participe à la renaissance d’une époque révolue, au rayonnement artistique et culturel impérissable.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.